Castel Lavardin

Le domaine du Lavardin en Vendomois, Uchronie des Royaumes Renaissants (1451 - ?)
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 Le Banquet de la Saint Michel

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LLyr di Maggio
Maistre de céans


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MessageSujet: Le Banquet de la Saint Michel   Sam 11 Oct - 10:09

Spoiler:
 



La Fin du Premier Tour des joutes venait de se terminer pour certains heureux d'autre un peu moins. C'était la Loi de la joute et à ce sport il n'y avait que du respect à mettre en avant.

La Saint Michel,le jour, se terminant, sur quelques bleus ou endolorissements pour certains, préparation pour d'autres, attente pour les derniers, le Couvert fut mis au Castel lavardin Dans la baille interieur commuée en vaste salle dinatoire sous chapiteaux.

A tous les malheureux exclus du premeir tour, LLyr fit livré une panière compotant deux bouteilles de vins du Pays, des rillons de Touraine, du Sainte Maure de Touraine, du pain blanc cuit de frais le tout sur un lit de petits sacs d'épices diverses et variés. Rien que cela representait un véritable trésor et gage de remerciements pour leur venue auxfestivités. Ainsi même perdant au premier tour, ils n'en resteraient pas aux yeux de tous gagnant à plus d'un titre.

Fort heureusement le temps était encore clément pour l'époque et la soirée s'annonçaient à "bonne température". La Cour des cuisines avait oeuvré toute la journée afin que tout soit pret en temps et en heure. L'intendant du Castel avait reçu des ordres précis concernant la table centrale qui une fois n'est pas coutume aurait du se trouver en bout de chapiteau sur une estrade, mais Saint Michel oblige, le maitre de céans avait lui même dessiné les plans de table afin de reproduire, l'eut on vu en regardant de haut, une main droite avec en son centre, dans sa paume, une tablée un peu plus grande que les autres et en table ronde afin qu'aucune présséance ne soit lésée la table d'honneur.

L'intendant avait reçu aussi l'ordre de dire aux porteurs de fibules que le Maitre de céans les invitait à cette table quelque soit leur qualité ou ordre social et que ce n'était bien sur pas une obligation, juste une invitation pour la suite des événements.

Saint Michel oblige le menu tournerait autour de l'Oie et du Gingembre. Les flambeaux et torcheres commencèrent à être allumés, les invités attendus.

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Sam 11 Oct - 18:20

[Tente de la violette ou de la chrysalide au papillon]

Une heure que la chambrière tentait de discipliner l'épaisse chevelure brune de la jeune auvergnate pour en faire une coiffure digne de ce nom. Dire qu'Apolonie s'y prêtait de bonne grasce eut été s'avancer un peu trop.

Si le bain avait été apprécié, après que Marie ait tenu à vérifier personnellement l'état de la blessure de son amie, le reste de la transformation s'était avérée largement plus délicate et avait requis des trésors de patience que la Vicomtesse ignorait avoir encore.

La mine boudeuse au mieux, l'azur orageux au pire, alternant entre grimaces et grognements en guise de réponses, tant bien que mal, la jeune mairesse finit par se trouver prête et Marie lui sourit tandis qu'on lui amenait un miroir pour se rendre compte de la transformation opérée.

Ses cheveux avaient été tressés dans son dos, une autre plus fine ceinturant son front, quelques saphirs, qu'on retrouvait en un collier sur sa gorge, les ornaient. Une robe bleu nuit, soulignant la taille fine de celle qui la portait, à lourds plis qui retombaient autour de ses hanches et des chausses finement ouvragées.


Bonsoir joli papillon. Je crois que tu vas faire quelques ravages ce soir.

Sourire de satisfaction de Marie, qui elle, avait gardé ses cheveux libres, cascadant dans son dos, les anglaises naturelles rehaussées par des fils d'or et des perles, portait une robe de sa couleur fétiche, violette, une améthyste venant se poser sur son décolleté et rappelant celle qu'elle portait au doigt, la fameuse fibule ornant le col.

Prenant le bras d'Apolonie, elles sortirent de la tente direction le château et le banquet.

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Sam 11 Oct - 22:26

[Tente de la violette, ou Apo qui se déguise...]

Elle était rev'nue de la lice le bras en sang... Et bien sur la Vicomtesse n'avait pas pu s'empêcher d'essayer d'la soigner. Première source d'grognement d'la part d'la moulinoise. Comme si une égratignure pareille méritait qu'on s'en préoccupe. L'aime pas qu'on s'occupe d'ses blesssures la d'moiselle, et le fait savoir à son hôtesse. Un léger bandage plus tard, les bouts d'bois retirés des chairs, c'est l'heure du bain. Pour une fois elle ne rechigne pas... Une fois plongée dans l'baquet, l'eau prend une teinte opaque... D'un geste vif, elle débarrasse sa peau et son minois d'la poussière et d'la sueur des derniers jours. Se laissant couler sous l'eau, elle joue des mèches flottant au dessus d'elle, des bulles échappées d'son nez aux taches de rousseur révélées sous la crasse nettoyée.

Puis vient l'temps d'la séance de "pomponnage" comme avait dit Marie. L'soupir est sincère, les moues ronchonnes répétées, les grognements à s'demander si elle ne finira pas par mordre. Première étape, la robe... Offerte par un illustre inconnu. Le tissu fluide coule sur la peau lavée, ramassant ça et là les dernières gouttes d'eau qui avaient échappé au séchage. La jeune combattante retrouve les sensations de la consul et ambassadrice qu'elle fut si longtemps. Tandis que la chambrière serre les lacets, les épaules instinctivement se redressent, l'oeil se fait plus doux. Les grommellements se font plus de principe que réellement bougons. La chevelure se dompte à grands coups de brosse et la tresse coule jusqu'à ses reins, ornée de saphirs, rejointe par celle qui agrémente son front. Le décolleté est lui paré d'un collier de pierres au bleu rappelant l'azur de ses yeux.

Une fois la transformation terminée, elle se tourne vers la vicomtesse, ravissante et parée elle aussi. Un sourire pour la remercier, un tour sur elle-même. Quand on dit que l'habit ne fait pas le moine, dans le cas d'Apolonie, la robe fait la demoiselle. Bien sur sur sa cuisse, un petit lien de cuir tient la dague aux armoiries d'Orval, habituée qu'elle est de ne pas sortir sans arme. Mais le pied chaussé délicatement se pose sans plus s'ancrer dans le sol. La poitrine dégagée des bandages qui d'habitude la retiennent pour faciliter le mouvement orne pleinement un décolleté resté chaste. La gorge palpite d'un moment de trac. Saura-t-elle tenir toute la soirée ? Sans doute. Au final, elle est ravie de retrouver un peu de grâce, et le plaisir qu'elle avait, avant, de se rendre à certaines festivités. Se souvient des bals où des cavaliers émérites l'avaient faite tournoyer, des banquets où les conversations s'étaient tenues sans animosité. Elle sourit, presque timide, le rose venant colorer ses pommettes.


Bonsoir joli papillon. Je crois que tu vas faire quelques ravages ce soir.

Bonsoir ma Pygmalione ! Pour les ravages je ne sais pas, mais en étonner quelque uns, peut-être.

Le bras rejoint celui de son amie, le pas ponctué de confidences et de remarques sur les joutes qui viennent de se dérouler, leurs adversaires respectifs, l'ambiance du campement. Le langage accordé à son allure, la dame d'Orval se présente avec Marie-Alice devant la tente où se tient le banquet. Ce soir, l'auvergnate sera femme.

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Dim 12 Oct - 16:07

[A tableeeeeeeeee... Mais où sont-ils tous?]

Tout en papotant et riant, les deux femmes finirent par trouver l'endroit d'où provenaient toutes ces divines odeurs à rendre affamé un ascète.

Dire que le repas ne pouvait être que grandiose, connaissant le maitre de maison, c'était peu dire.

L'intendant se dirigea vers elles et indiqua à Marie que Llyr invitait à sa table tout porteur de la fibule qu'elle avait accroché à sa robe.

Et revoilà qu'elle portait sa main au bijou, qui n'était plus tout à fait le même, changement de métal, numéro gravé, questions ayant trouvé réponses mais en amenant d'autres.


Oh et il vous a dit ce qu'elle signifiait? Je veux bien m'asseoir à sa table si mon amie le peut aussi.

Elle avait décidé de passer la soirée à s'amuser et ne voulait pas lâcher sa partenaire de jeu. Hors de question. Pas de cavalier? Pas grave, elle avait désormais une cavalière. Et toc. Et puis qui sait, présenter Apolonie à quelques personnes.

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Dernière édition par MarieAlice le Lun 13 Oct - 15:51, édité 1 fois
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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 0:13

Le Baron de Saint-Félix avait été défait au jeu de la joute, mais cela importait peu ; car il avait retrouvé au Lavardin tous ceux qui manquaient à son cœur - presque. Il était résolu, désormais que ce tourment de l'âme était passé, de s'amuser et se plaire, à cette fête.
Vêtu toujours sobrement, car eût-il pu en être autrement, il arriva sous la grande tente où se tenait le banquet. Il portait sa cape frappée de la Croix de Saint-Jean, il portait un tabard azur aux fusées de Saint-Félix, et sur cela, son collier de Chevalier, qu'il avait toujours un petit pincement au cœur de sentir contre sa peau - en ces instants, il pensait à son mentor, à SanAntonio d'Appérault, et ce qu'il pensait de ce collier. Allons, hauts les cœurs !

Il était venu seul ; du moins, pas avec les Languedociens qui se trouvaient à la fête, car leurs quartiers n'étaient pas situés aux mêmes endroits, et il était convenu, si possible, de se retrouver au banquet. Mais comme, arrivé et se sentant un peu seul, le Chevalier de Sìarr regardait alentour, il aperçut une femme dont le visage ne lui était pas étranger, s'il ne lui était pas non plus parfaitement familier.
S'approchant ainsi des deux félines créatures, il leur sourit avec chaleur et dit, en prélude à une révérence :


-« Adissiatz, Dònas... Dòna Marie Alice, je gage ? Ce sont vos traits qui parlent pour vous, nous nous sommes déjà brièvement rencontrés, lors de certaine discussion d'ordre... chevaleresque. Cristòl de Sìarr, si mes yeux ne vous reviennent pas, et je comprendrais que l'on oublie les traits d'un humble chevalier.
Je suis seul ici pour l'heure : puis-je me joindre à vous, et être introduit à votre compagne ? »


Et c'était en ignorant tout à fait qu'elles s'apprêtaient à rejoindre une table à laquelle il n'avait pas été convié, qu'il avait posé la question.

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 10:30

[Ah ben en voilà un...]

Avant que l'intendant n'ait pu répondre, une voix aux accents chantants et parlant occitan - langue que Marie ne comprenait guère, toute limousine qu'elle soit - la salua.

Demi-tour pour mettre un visage et tant qu'à faire, un nom, sur la voix et un sourire.


Bonsoir messire Cristol. Je me souviens parfaitement de vous et de la dite soirée, qui si elle a commencé par une discussion sur la chevalerie, s'est terminée sur une toute autre.

Nouveau sourire amusé au souvenir de ce soir là et d'un homme ayant pris une gifle bien méritée, mais pas celui qu'elle avait devant elle à l'instant présent. D'ailleurs, elle se demandait ce qu'il en était de la situation qui les avaient conduits à se retrouver tous autour du Grand Ecuyer de France. Petite note pour penser à le lui demander à l'occasion. Et surtout ne pas penser qu'alors elle représentait les Dames Blanches et leur Grande Amazone.

Comment allez-vous? Je vous présente Dame Apolonie, mairesse de Moulins, qui me fait le plaisir de m'accompagner à cette soirée. Et vous? Vous êtes seul? Nulle dame pour tenir compagnie à si charmant chevalier? Allons, il est dit que nous ne vous laisserons point ainsi.

Se tournant vers Apolonie, elle continua les présentations.

Voici le Baron et Chevalier Cristol de Siarr, jeune homme célibataire si je ne m'abuse.

Froncement de nez, elle devait par trop fréquenter Nebisa et les marieuses du Limousin pour dire une telle chose. Trouver un échappatoire, vite....

Ce qui explique qu'il soit esseulé.. Lui... Par rapport à moi qui... Hum...

Comment s'empêtrer au lieu de sortir de l'ornière, et bien voilà c'était fait. Les deux pieds dedans tant qu'à faire. Sourire accroché aux lèvres, prendre l'air de rien.

Alors, j'ai cru voir que vous aviez échoué aux joutes? Ce n'est rien, je suis certaine que vous ferez mieux la prochaine fois. Apolonie aussi a chuté. Première joute je crois n'est-ce pas?


Regard appuyé à la brune, genre eh oh à l'aide là.

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 12:31

[Du monde ? et une Marie en appel à l'aide... ]

Les deux jeunes femmes ont rapidement parcouru le campement, bras dessus-dessous, se glissant à l'oreille différents commentaires sur les joutes, les présents, la soirée, leurs tenues, appelant tour à tour rires, grimaces et autres mimiques significatives. Une fois arrivées devant la tente, Apolonie reste un peu en retrait, laissant Marie parler. Après tout, même si elle connait nombre de gens à ces joutes, ne serait-ce que les auvergnats, Rhân, les berrichons, et même un Von Frayner, elle est venue seule, n'a été conviée à aucune table, et compte ainsi sur la vicomtesse pour la guider dans un protocole qu'elle ne maîtrise pas vraiment. Elle aurait du s'en douter, Marie-Alice est invitée à la table du maitre des lieux, et Apolonie a à peine le temps de se demander ce qu'elle va bien pouvoir faire, du coup, habillée comme une dame, ne se faisant à son allure que petit à petit, mais la question n'a pas vraiment le temps de tailler sa route dans les méandres de son esprit, que la Limousine l'étonne et amène sur ses joues une légère teinte rose qui vient y noyer les quelques taches de rousseur dans une mine timide qu'on ne lui avait pas vu depuis...longtemps.

Je veux bien m'asseoir à sa table si mon amie le peut aussi.


Leur table ? La prunelle s'écarquille légèrement. Entre reconnaissance envers son amie qui ne l'abandonne pas, et légère appréhension de se retrouver avec les invités de marque... Un mot qui titille l'oreille. Un geste de Marie vers la fibule qu'elle arbore... La curiosité en étincelle pétillante dans l'azur. Si ses aventures libertadiennes lui ont appris quelque chose, en dehors du maniement des armes diverses et variées et une loyauté sans faille, c'est bien à écouter, observer et remarquer les détails qui permettent d'assouvir sa curiosité innée. Mais l'intendant n'a pas le temps d'ouvrir la bouche, pour accepter ou non la requête de la vicomtesse, qu'un jeune homme se présente devant elles. L'accent chantant se reconnait... Les voyages en Provence, et en Gascogne, les rencontres avec Perturabo, Edorazio et autres occitans lui ont appris à apprécier cette manière de faire chanter les mots. La tête s'incline tandis qu'elle laisse ses lèvres s'étirer en un sourire poli.

Cristòl de Sìarr..Je suis seul ici pour l'heure : puis-je me joindre à vous, et être introduit à votre compagne ?

Je vous présente Dame Apolonie, mairesse de Moulins, qui me fait le plaisir de m'accompagner à cette soirée.
Voici le Baron et Chevalier Cristol de Siarr, jeune homme célibataire si je ne m'abuse.
Ce qui explique qu'il soit esseulé.. Lui... Par rapport à moi qui... Hum...
Apolonie aussi a chuté. Première joute je crois n'est-ce pas?


L'épaule se redresse, l'azur se plante dans le regard du jeune homme, tout en s'étonnant d'être présentée comme bourgmestre de Moulins... Elle n'a à vrai dire pas l'habitude qu'on la présente associée à ce poste qu'elle occupe pour tromper l'ennui pendant une convalescence qui tarde à se terminer. Pas qu'elle en ait honte, mais pour elle ce n'est vraiment pas ce qui la définit de mieux. Mais après tout, elle vient de dire au revoir à sa fonction de consul du Bourbonnais-Auvergne, et de rendre les clés des bureaux de ses trois bureaux d'ambassadrice. Elle a aussi quitté l'armée, et toutes autres fonctions, restant libre et détachée d'une terre qui l'a récemment trahie. Alors oui... Maire de Moulins... Ce n'est pas si mal.

Puis son amie lance une phrase qui dépose une lueur d'étonnement sur les pupilles, et dont manifestement elle ne sait pas vraiment comment se sortir. Apolonie se retient de pouffer devant la mine défaite de Marie, se concentrant sur le rattrapage périlleux de la conversation. Plissement de nez quand la Limousine rappelle fort à propos sa chute au premier tour. La plaie sur son bras la démange. Mais au moins le sujet de conversation se déplace-t-il du célibat supposé de leur vis à vis à leurs malheurs communs aux joutes. Reportant son attention sur l'occitan après avoir offert une grimace discrète à sa cavalière pour la soirée, elle lui présente un affable sourire avant de s'adresser à lui.


Bonsoir à vous, Cristòl. Je crois reconnaitre en vous l'adversaire d'Althiof n'est-ce pas ?
Un très bon jouteur, comme sa femme qui est une amie chère. Vous n'avez sans doute pas démérité.
Et puis, comme le rappelle aimablement Marie-Alice, j'ai également chu au premier tour.
C'était aussi votre premier passage dans une lice ?


Et hop, elle a évité de relever la présentation délicatement maladroite de son amie, et se dit qu'au final, elle ne s'en sort pas mal en bouée de secours... Une main vient effleurer un des saphirs de son collier, en démonstration furtive d'une timidité qu'elle pensait oubliée.

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 17:25

Cristòl craignit, aux premiers mots de la Vicomtesse d'Arnac-Pompadour, que la discussion ne dévie vers des sujets qui lui assombrissaient fort le cœur ces jours. Par chance, les présentations en vinrent vite à d'autres thèmes plus légers et plaisants.

-« Comment allez-vous? Je vous présente Dame Apolonie, mairesse de Moulins, qui me fait le plaisir de m'accompagner à cette soirée. Et vous? Vous êtes seul? Nulle dame pour tenir compagnie à si charmant chevalier? Allons, il est dit que nous ne vous laisserons point ainsi. »

En réponse, le Chevalier-Baron s'inclina devant la dame d'Orval - quoiqu'il n'en soupçonnât pas encore le titre - , ce qui permit à Marie de poursuivre :

-« Voici le Baron et Chevalier Cristòl de Siarr, jeune homme célibataire si je ne m'abuse. »

Ce dernier critère ne put retenir un sourire amusé sur les lèvres de Cristòl ; cela lui rappelait certaine adorable jeune femme, qui l'aurait tout à fait présenté ainsi, si les circonstances avaient voulu qu'elle fût là. Mais le célibat était tout relatif... Car il était aisé de faire d'une servante sa régulière ; du moins le narrateur doit-il convenir que Cristòl n'était pas marié, ni n'avait signé aucun contrat de mariage qui l'engageât pour l'avenir. Et il approuva d'un discret hochement de tête. Si le sujet devait être abordé, il saurait bien revenir plus tard au cœur de la discussion.

-« Alors, j'ai cru voir que vous aviez échoué aux joutes? Ce n'est rien, je suis certaine que vous ferez mieux la prochaine fois. Apolonie aussi a chuté. Première joute je crois n'est-ce pas?

Et c'est là que l'éclat cristallin des yeux de la dame d'Orval accrochent l'attention du jeune homme aux yeux vairons. Mais qu'avaient-elles, toutes ces femmes avec ces regards perçants et sublimes ?

-« Bonsoir à vous, Cristòl. Je crois reconnaitre en vous l'adversaire d'Althiof n'est-ce pas ?
Un très bon jouteur, comme sa femme qui est une amie chère. Vous n'avez sans doute pas démérité.
Et puis, comme le rappelle aimablement Marie-Alice, j'ai également chu au premier tour.
C'était aussi votre premier passage dans une lice ? »


Un nouveau sourire amusé apparut sur les lèvres du jeune homme :

-« Oui, le baron de Cournon était mon adversaire, et n'a pas démérité de sa réputation. Quant à moi, j'ai brisé ma lance, mais je ne saurais prétendre avoir brillé malgré mon échec ; en fait, c'était une passe pitoyable, et je suis justement récompensé de mon manque d'équilibre à cheval. Il m'est arrivé de faire mieux... Car non, ce n'étaient pas mes premières joutes, loin de là ; j'ai défendu le Pas de Gauvoie, aux festivités de mon anoblissement par mon père, j'ai lutté pour le Pas de Barenton, j'ai jouté pour les couleurs de la Comtesse de Conneré aux joutes nuptiales de Marguerite de Volpilhat et Louis-Raphael d'Appérault, j'ai jouté pour les festivités dalphino-languedociennes de l'hiver dernier, et encore lors de joutes en Bourbonnais-Auvergne, pour le jubilé de la province, ainsi qu'aux festivités de la majorité du Comte de Meymac. Il y en eut peut-être d'autres, que je n'ai pas en mémoire...

Mais il faut vous avouer que cela faisait près de six mois que je n'avais brandi une lance émoussée, depuis les joutes pascales du Languedoc ; la guerre en Bretagne, puis d'autres choses, m'ont tenu éloigné des lices, et j'ai payé mon manque d'entraînement à ce... jeu. »


Il avait hésité à souligner que si les joutes étaient en théorie un entraînement à la guerre, en pratique la guerre, telle qu'il l'avait vécue, ses sièges et ses combats en ordre dispersé, préparaient bien peu à la rigueur de frappe d'un cheval lancé au galop sur la lice.
Mais comme il remarqua la fibule brochant sur l'habit de la Vescomtessa, et les doigts errants de la Dòna Apolonie sur son cou orné, il eut un air d'excuse sur le visage, alors qu'il glissait :


-« Vous pardonnerez, je l'espère, à un guerrier de ma sorte d'être peu apprêté pour sortir dans le monde. Vous rayonnez, Dònas, lorsque je ne suis qu'ombre, dépouillé de tout attrait. »

Mais il se trouva pensif. Car cette fibule, que MarieAlice portait, il lui semblait bien en avoir vu une semblable, déjà - mais où ?

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 18:58

[Ou comment gérer sa honte en évitant de frapper Marie...]

Le rose qui pouvait paraître charmant sur les pommettes d'Apolonie se fonce au fur et à mesure de l'énoncé des joutes auxquelles le Baron a participé, jusqu'à donner aux joues de la demoiselle une teinte proche de celle du coquelicot. La tête rentre un peu dans les épaules, tandis que l'azur s'échappe un instant de l'emprise du regard de l'occitan, étudiant le bout de ses chausses, observation provisoirement utile à l'assise d'une contenance perdue. En réflexe caractérisé elle se mord légèrement la lèvre, gênée d'avoir considéré le jeune homme comme quelqu'un d'aussi peu d'expérience dans ce domaine qu'elle, et maudit Marie-Alice d'avoir induit cette idée. La main quitte le saphir pour lisser nerveusement un pli imaginaire de sa robe, dans laquelle elle se sent soudain vraiment mal à l'aise. Relève les yeux presque trop brusquement lorsque Cristòl s'excuse de sa mise.

Vous pardonnerez, je l'espère, à un guerrier de ma sorte d'être peu apprêté pour sortir dans le monde. Vous rayonnez, Dònas, lorsque je ne suis qu'ombre, dépouillé de tout attrait.

Et... la nature volubile de la jeune moulinoise reprend le dessus sur la timidité. Ah ! On savait bien que ces mois passés à se battre, à négocier, approchant es plus grands pour mieux les faire choir de leur trône lorsqu'ils n'y semblaient pas à leur place avaient quand même servi à quelque chose. Il serait dommage d'avoir tant vécu, combattu, torturé, frappé, transpercé, d'avoir frôlé deux fois la mort pour finalement redevenir la demoiselle au rougissement incontrôlé... Celle que l'on appela pendant plus d'une année Excellence sourit donc au jeune homme qui leur fait face.

Vous êtes tout pardonné en ce qui me concerne. Il faut dire que si Marie-Alice ne m'avait pas menacée... Petit sourire mutin en direction de la vicomtesse. ... je serais sans doute encore en braies et chemise à l'heure qu'il est.
Vous n'avez pas jouté depuis plus de six mois, pour ma part, je ne me suis pas apprêtée depuis à peu près ce laps de temps. Depuis mon dernier bal diplomatique à vrai dire... Ou le mariage de Valatar ? Je ne saurais vous dire...
Et vous vous en moquez surement...


Que ne donnerait-elle à cet instant pour se trouver sur un champ de bataille ou sur des remparts où elle se sent bien plus à l'aise qu'au sein de cette conversation, dans cette robe dont le tissu soudain est si léger sur sa peau, qu'elle a la sensation désagréable d'être nue sous les regards de ses interlocuteurs. Un froncement de sourcils imperceptible pour marquer une volonté appelée à se manifester. Elle a promis, elle sera dame ce soir. Et puis... Elle rappelle à fleur d'émotion l'impression qu'elle avait tout à l'heure... Femme, et jolie. Les stigmates de ses frasques masquées par l'étoffe aux couleurs de ses prunelles. L'envie d'être elle-même, le besoin de se sentir vivre ailleurs que dans la boue des combats, avec une étole plutôt qu'une épée. Les deux ne doivent pas être si inconciliables... Et ramenant les épaules vers l'arrière, dévoilant sa gorge blanche, jusqu'à laisser deviner l'orée de sa plaie sans pour autant qu'elle ne soit visible autrement que par une observation appuyée, elle replace une mèche dans la rivière tressée qui coule dans son dos, et termine sa phrase.

Et puis vous n'êtes ni ombre, ni sans attrait.

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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 20:07

Le prime rougissement de la dame d'Orval rappelait les rougeurs embarrassées de la Comtessa de Gévaudan, lorsque celle-ci se prenait de gêne, et qu'elle fût justifiée importait peu.
Cristòl avait-il un faible pour les femmes rougissantes ? Il n'aurait trop su le dire, mais au moins avait-il toujours trouvé cela tout à fait charmant. Beaux yeux baissés... Et il ne put s'empêcher de repartir, lorsqu'Apolonie exposa ses habitudes vestimentaires :


-« Ah, Dòna ! Ignorez-vous qu'un homme se plaît toujours plus à voir une femme en robe, d'autant plus si elle est aussi charmante que vous, qu'en braies ? »

Et il avait dit cela presque au moment même où, avançant sa gorge charnue à la lumière, la dame d'Orval conclut ce qu'elle disait :

-« Et puis vous n'êtes ni ombre, ni sans attrait. »

De sorte qu'il se trouva un moment de flottement avant qu'il ne dise, moins enjoué, face à cette esquisse de compliment :

-« Savez-vous que vous êtes la première femme mondaine - même si ce n'est que le temps d'un soir - à me dire une telle chose, plutôt qu'à chercher de tourmenter mon âme ? »

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 21:20

[Et bien voilà... Premier à tomber dans le filet du papillon.. Ca promet]

Marie ouvrit la bouche puis la referma, regardant l'un puis l'autre et le ballet qui se mettait en place.

Ah qu'elle se remette à râler l'auvergnate la prochaine fois qu'elle la forçait à s'apprêter comme une dame au vu du résultat. Mais c'est qu'elle minauderait presque en plus.

Ne pas rire, surtout ne pas rire, sourire, hocher de la tête même si le fait qu'elle soit là ou pas semblait tout à fait secondaire, voire tertiaire.. En gros sans aucune importance. Aurait-elle disparu dans un grand nuage de fumée qu'ils ne l'auraient probablement pas remarqué.

Hésitation, toussoter, reculer, aller faire un tour, jouer la duègne - le premier pensant qu'elle en a l'âge prendra 15 coups de chausses derrière les oreilles -.


Allons messire, je sais que la modestie est une qualité recherchée chez les Chevaliers mais point trop n'en faut. Et puis il vaut mieux être bien tourné et vêtu simplement mais bien que mal tourné en fourrures hors de prix.

Sourire angélique. Bah quoi?

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 21:35

Les pensées de la Limousine avaient sans doute du vrai ; car Cristòl aimait la compagnie féminine, mais savait assez quels ennuis l'on pouvait s'attirer à courtiser une femme mariée. Il savait aussi lesquels on pouvait s'attirer à corrompre la valeur d'une jeune vierge à marier... Encore fallait-il qu'elle eût des tuteurs et assez d'aristotélicisme pour prétendre à la vertu. Et cela, il ne le saurait guère, avant qu'on le lui dise.

-« Allons messire, je sais que la modestie est une qualité recherchée chez les Chevaliers mais point trop n'en faut. Et puis il vaut mieux être bien tourné et vêtu simplement mais bien que mal tourné en fourrures hors de prix. »

Allons, mais qu'ont-elles toutes deux ? Le Chevalier, secouant un peu la tête - ce qui valut à ses cheveux de se balancer mollement contre sa nuque et ses tempes - tenta un sourire décontracté, en cet instant où il ne savait comment accueillir la flatterie : la rendre ?

-« Dònas, c'est que vous me rendriez presque sensible aux compliments ! Mais à vos côtés, vous ne parviendrez pas à me faire sentir rayonnant ; vous feriez pâlir les étoiles. »

Et toc ! Un bon vieux poncif dans la face. Seraient-elles dupes, ces charmantes créatures ?

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 13 Oct - 22:23

[Quel filet ? ... Le filet mignon ? ]

Marie se trémousse à côté d'elle, ou presque. Regard en coin, comme le sourire, si elle s'y laissait aller elle siffloterait un air de rien, la dame d'Orval. Mais le moment ne s'y prête pas. Elle se contente d'accepter avec une inclinaison polie de la tête le compliment qui n'en est pas.. Ou vice-versa.

Ah, Dòna ! Ignorez-vous qu'un homme se plaît toujours plus à voir une femme en robe, d'autant plus si elle est aussi charmante que vous, qu'en braies ?


Si elle est si charmante, pourquoi ne le serait-elle pas en braies également ? Je vous assure qu'il en est à qui cela sied.
Mais je vous accorde que la robe met en valeur la condition, féminine bien sur.
Un peu de futile vanité ne peut que flatter l'égo, surtout lorsqu'elle est rehaussée d'un de vos compliments.


Et le pétillement de l'iris d'ajouter une pointe d'amusement au sourire offert. Lequel s'élargit à la remarque suivante, dont la sincérité se souligne d'un changement de ton.

Savez-vous que vous êtes la première femme mondaine - même si ce n'est que le temps d'un soir - à me dire une telle chose, plutôt qu'à chercher de tourmenter mon âme ?


Comme une envie de répliquer qu'elle n'est pas femme mondaine, avant de se souvenir qu'elle est femme et dame, et à deux pas d'un banquet... Comme une envie de lui demander quelle idée saugrenue pourrait la conduire à tourmenter l'âme d'un jeune homme affable qu'elle ne connait pas... Comme une envie de creuser la question, et de comprendre que ce n'est ni le lieu ni le moment, et qu'il pourrait s'offusquer d'une telle indiscrétion alors qu'ils n'ont été présentés quelques minutes plus tôt seulement... Et écouter Marie rajouter sa touche toute personnelle dans la conversation si joliment engagée.

Allons messire, je sais que la modestie est une qualité recherchée chez les Chevaliers mais point trop n'en faut. Et puis il vaut mieux être bien tourné et vêtu simplement mais bien que mal tourné en fourrures hors de prix.

Et de se dire qu'en quelques instants, il aura eu ainsi la deuxième compliment, accompagnant joliment le premier. L'azur observe la réaction de Cristòl, qui dans un mouvement de tête plaque une décontraction joliment feinte, ou pas tout à fait réelle, sur ses lèvres. Quelques notes cristallines d'un rire, naturellement échappé, doux et amusé plus que moqueur, flottent autour d'elle quand il rétorque d'un compliment à la hauteur d'un charmeur de taverne aviné.

Dònas, c'est que vous me rendriez presque sensible aux compliments ! Mais à vos côtés, vous ne parviendrez pas à me faire sentir rayonnant ; vous feriez pâlir les étoiles.

Etoiles que nos pères, voleurs, auraient glissé dans nos yeux ?

Le clin d'oeil en ponctuation d'une plaisanterie qui ne veut provoquer nulle offense, mais plutôt tester le jeune baron sur sa susceptibilité. La jeune femme, qui habituellement casse en quelques phrases les velléités courtisanes des hommes qui s'y essaient, jusqu'à offrir une image inaccessible pour qui ne saurait pas qu'elle en a laissé approcher certains, se laisse porter par les accents de répliques que prennent leurs compliments, sincères ou pas.

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 0:26

Etaient-elles en train de se jouer de lui ? Les deux femmes semblaient se lancer des regards que leur amitié justifiait sans doute, même aux yeux de Cristòl, mais qui lui laissaient néanmoins à penser qu'il n'était pas maître du triangle qui se formait dans la discussion.
Le rire de la dame d'Orval était un enchantement, et son regard malicieux ne souffrait aucune comparaison... Et tout particulièrement lorsqu'elle glissa :


-« Etoiles que nos pères, voleurs, auraient glissé dans nos yeux ? »

Continuer sur sa lancée ? Allons, hardi ! Distrais-les, au moins, mon gaillard !

-« Allons, Dòna Apolonie, me croyez-vous un coq ? Ce n'est pas le père, qui fait la beauté de l'enfant... C'est assurément la mère, la cueilleuse d'étoiles, et la vôtre devait être la reine des anges. »

Et son regard s'enflamma d'une véritable hilarité contenue... Car s'il réussissait plutôt bien dans l'art de contenir le rire - tout comme il savait le laisser jaillir - il n'arrivait pas à maîtriser son regard bichrome. Et c'était là tout le piment de cette parodie de parade mâle.

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 1:14

[Où cela devient un joyeux n'importe quoi.... Et les autres, z'ont pas faim ? ]

La réponse ne se fait pas attendre... La fouille du regard étonnamment coloré du jeune baron révèle à la jeune dame la réaction qu'elle espérait bien y trouver. De même que le rire se fraye un chemin toujours plus rapide en elle jusqu'à résonner une fois le barrage des lèvres franchi. Si le rire chez Cristòl illumine ses yeux, le pétillement de l'azur ne parvient pas à contenir l'amusement d'Apolonie. Oh, ce n'est pas encore le fou rire, et elle parvient à se tenir, masquant sa bouche rieuse derrière sa main.

Allons, Dòna Apolonie, me croyez-vous un coq ? Ce n'est pas le père, qui fait la beauté de l'enfant... C'est assurément la mère, la cueilleuse d'étoiles, et la vôtre devait être la reine des anges.

Je ne vous crois absolument pas issu de basse cour, sinon vous eussiez pu y croiser ma mère, et jamais telles paroles n'auraient franchi vos lèvres, ou alors vous seriez assurément un comédien hors pair.

En repensant à sa mère, Apolonie ne peut plus empêcher l'hilarité de gagner tous les traits de son visage, sa gorge tressautant sous les assauts du fou rire qui la gagne maintenant. De ses prunelles suppliantes elle implore l'occitan d'abréger ses souffrances. Le fait d'imaginer sa mère en ange est déjà difficile, étant donné l'abandon de la nouvelle née qu'elle était pour quelques écus à des auvergnats de passage -et connaissant la radinerie des auvergnats, on se doute qu'il n'y en avait que quelques uns- mais alors en reine d'autant plus. Les récits épiques de sa nièce sur sa grand-mère lui donne un aperçu de ce qu'elle a manqué, et ne regrette absolument pas... Elle secoue à son tour la tête, pour replacer ses idées, tout en laissant le champ libre à l'escapade mèches rebelles. Et voilà pour le travail de la chambrière de Marie-Alice...

Est-ce là tout ce que nous vous inspirons ?

Le ton soudain sérieux en contradiction étudiée avec le minois taquin de la dame d'Orval pose l'éventualité fortuite d'une susceptibilité inexistante, mais envisageable. A voir s'il s'en sortira avec une pirouette, ou en prenant la chose au sérieux. Décidément, la soirée qui promettait un certain malaise, malgré la présence réconfortante et les confidences échangées avec Marie, s'annonce sous les meilleurs auspices.

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 2:40

Plaisante compagnie, et ce n'est pas Aristote qui condamne le rire ! Cristòl aurait explosé facilement, à la repartie vive et cinglante de sa compagne de bavasseries. Petit coup d'œil à la Vescomtessa d'Arnac : prenait-elle toutes ses forces à retenir les éclats de rire derrière ses dents blanches ?

Le jeune homme songea pourtant, dans son euphorie, à celle qui lui avait servi de mère pendant bien des années ; non, ce n'était pas une basse cour, mais une bergerie. D'un autre côté... C'était vrai qu'il jouait là la comédie, tant il avait peu l'habitude d'accoster les dames esseulées lors des banquets. Mais enfin ! Après tout, ne jouait-il pas à celui qu'il était avant, à ce jeune berger qui en trois mots, emballait les petites bergères ? Bien étrange situation, et si faussement peu courtoise !

Cristòl s'apprêtait à servir un nouveau compliment factice à cinq deniers, et avait déjà à cette fin accroché à ses joues le sourire du prétentieux conquérant, quand...


-« Est-ce là tout ce que nous vous inspirons ? »

Gare, gare mon gars ! Regarde ses yeux... Mais Cristòl marqua un instant d'hésitation, avant de reprendre le masque dom juanesque de la farce :

-« Dòna ! Ce que vous inspirez ? Mais vos yeux la mer ! Mais vos yeux le ciel ! Et votre sourire l'aube sur les neiges des Monts Pyrénées, ah, si vous saviez ! C'est à se demander ce qui retient toute la gente humaine de se jeter à vos pieds, divine créature ! N'y aura-t-il jamais eu un seul jaloux pour vous dérober au regard de l'humanité ? »

Et son visage soudain afficha un air d'étonnement - étonné presque de ce qu'il avait pu dire lui-même. L'air badin, il regarda la Vescomtessa :

-« Mais c'est vrai cela... Dòna Marie Alice, vous avez manqué une chose, en me présentant Dòna Apolonie : vous avez bien souligné mon état de célibat persistant, et je vous en remercie bien assez, mais, et cette charmante demoiselle, est-elle si seule que moi ? »

Mayde, mayde ! Et si tu allais leur chercher des boissons, mon gars ?

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 8:47

[Oh tiens, suis encore là moi....]

Et ça repartait de plus belle mais cette fois un ton en dessous pour les compliments même si le sujet était élevé. Etoiles... Des étoiles. Cachant un léger soupir, Marie écoutait. Celle-là si on ne lui avait pas faite cent fois. Oui oui oui.. Des étoiles dans les yeux, la plus belle, à peine rencontrée, déjà amoureux. Elle leva les yeux au ciel tandis que le duel continuait de plus belle entre les deux artistes. Ah... Du ciel on en était rendu à la basse cours. Sacrée descente que celle-ci. Attention à la chute, le sol pouvait être dur.

Son écoute se fit moins attentive, comme en retrait, tandis que ses yeux regardaient la salle, admirant les reproductions, le nez au vent pour sentir les effluves divines. Après tout, ils étaient dans l'antre du Grand Maitre es Cuisine.

Son esprit lui dérivait plus loin tandis que sa main jouait, inconsciemment, avec la fibule en argent, ses doigts suivant le tracé des entrelacs et du dessin.

Elle se revoyait dans le salon de Llyr, un verre à la main, écoutant fascinée ses explications sur le pourquoi de l'objet au creux de sa main. Si elle croyait à ce qu'il lui racontait? Avait-elle le choix quand en sa présence elle avait l'impression de voir plus clair, d'entendre mieux, comme si ses sens étaient exacerbés. Et puis ce carillon dans sa tête qui résonnait désormais à chaque alerte. Oui elle le croyait. Bien forcée. Et en même temps comme soulagée, comme si elle trouvait là un endroit longtemps cherché. Ses yeux passaient sans arrêt de l'acier des yeux de Llyr à l'argent en sa main. Ils étaient nombreux, des noms, chacun sa place, elle était ce XX gravé sur la fibule, le Jugement. Amusée elle repensa à sa devise, bene amat bene castigat, comme quoi parfois.... A elle de choisir en somme. Si elle acceptait, nul besoin de mot, le simple fait de porter la fibule au banquet lui indiquerait son accord. Elle avait donc jusqu'au soir pour se décider.

Et la dite fibule ornait sa robe.

Son nom... Hum? On avait prononcé son nom?

Elle sortit de ses pensées pour focaliser son attention sur Cristol qui l'interpellait, captant tout juste les derniers mots.


Je pense qu'elle est tout simplement assez grande pour dire si son coeur ou sa main sont pris.

Regard de l'un à l'autre, main qui cessait la caresse du métal pour pendre à son côté.

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 12:57

En voilà une bonne ! L'euphorie ambiante se prêtait fort bien à ce que le Chevalier-Baron laissât aller son rire - un rire d'homme, un peu rauque, et pourtant jeune et aérien.

-« Ah, Dòna, vous vous moquez, vraiment ! Ah, Dòna ! Et moi, ne suis-je donc pas assez grand, que vous m'ayez ainsi ôté la primeur de l'annonce de mon célibat ? Vous me voulez un enfant... Vous plaindrez-vous ensuite que je joue ce jeu jusqu'au bout ? »

Et avec un sourire faussement enfantin, et mimant un air poupin qui allait encore bien avec sa peau tendre et jeune, mais certes pas avec son regard aiguisé amusé, il se tassa un peu sur ses genoux, pour paraître plus petit.

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 15:54

[Là et bien là... Contrairement aux autres...]

Un instant de flottement, une pause dans l'hilarité contenue qui les anime, mais de courte durée. Le jeune chevalier ne se laisse pas démonter et enchaine sur une envolée d'un lyrisme digne de la page 6 du recueil des "Compliments qui font mouche 1456". L'hilarité en notes chantantes dans chacun de leurs échanges s'amuse d'une énième répartie.

Dòna ! Ce que vous inspirez ? Mais vos yeux la mer ! Mais vos yeux le ciel ! Et votre sourire l'aube sur les neiges des Monts Pyrénées, ah, si vous saviez ! C'est à se demander ce qui retient toute la gente humaine de se jeter à vos pieds, divine créature ! N'y aura-t-il jamais eu un seul jaloux pour vous dérober au regard de l'humanité ?


Ce qui retient la gent humaine ? Surement qu'elle ne dispose pas de la même fougue que vous!
Et pour me dérober à son regard, faudrait-il encore qu'il soit possible de m'imposer quoi que ce soit...


Le sourire se glisse en coin, tandis que dans les prunelles brille une hilarité sans cesse titillée par le baron qui semble y prendre autant de plaisir qu'elle. La dérober... Ce serait contraire aux principes de libertad... Cette liberté qu'elle maudit parfois d'éloigner constamment les siens vers des aventures qu'elle ne comprend plus, ne cautionne même plus parfois, même si bien sur elle les soutient toujours en public... C'est ça aussi la loyauté... Et jamais elle ne demandera à son andalou de lâcher les rênes de l'action en cours... Reste l'épistolaire... Revenir au présent, à ces joutes où elle s'en veut presque de se sentir si bien. Et d'éclore de nouveau dans un rire plus léger dont les notes s'amusent entre elles, dans un rythme plus vif encore lorsque Cristòl décide d'adopter l'allure d'un enfant.

Vous me voulez un enfant... Vous plaindrez-vous ensuite que je joue ce jeu jusqu'au bout ?

Et jusqu'où se joue le jeu d'un enfant ?

Un défi ? Non... Pas le genre de la jeune femme. Quoique... Un regard en biais à la fibule sans cesse triturée par les doigts curieux de Marie qui s'en détachent comme à regret. A ce rythme-là, elle finira par se poser autant de question que la vicomtesse du bijou !

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 19:33

-« Et jusqu'où se joue le jeu d'un enfant ? »

Pertinente question, la jolie demoiselle ! Le Baron se demanda si c'était par les mots ou les actes qu'il devait y répondre. Petite hésitation, durant laquelle il se retint à grand peine d'éclater du rire qui gonflait ses côtes. Et puis il se dit que rien ne valait plus que pousser la comédie jusqu'au bout ; il semblait d'ailleurs qu'il n'y eût pas grand monde au banquet pour se moquer des pitreries (pouvait-on nommer cela autrement ?) du Baron de Saint-Félix.

Ah, si papa Rekkared voyait ça !

D'une voix de fausset, le jeune homme se lança donc, s'approchant comme triste plus près d'Apolonie :


-« Oh, mère, mère ! J'ai peur, j'ai peur... Il y a un dragon dans ma chambre, il m'a réveillé, j'ai peur... Puis-je dormir avec vous cette nuit, mère ? »

Plom plom... Cristòl préparait déjà dans son esprit quelques autres répliques enfantines.

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 20:13

[Et moi je joue la grand mère?]

Marie observait toujours le manège, heureusement sa tête n'en tournait pas pour autant. D'autres tournaient-elles? Bonne question. De toute façon nul péril en la demeure pour qui que ce soit, le grelot ne tintait pas.

Le vouloir enfant? Non. Parfois elle regrettait pour elle-même ce temps lointain, ailleurs... Son regard reprit cet air rêveur qu'elle avait eu peu de temps avant en caressant la fibule. Son esprit lui était ailleurs, que ce soit dans le temps ou l'espace. Souvenirs de plus en plus flous de cette période bénie, de l'insouciance, de la légèreté.

La voix bizarre de Cristol la sortit de sa rêverie, lui faisant froncer le nez. Et elle, elle jouait la mère-grand? Un pas en arrière, un deuxième. Un signe à un serveur, attendre c'était bien mais elle commençait à avoir soif.

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Siva d'Appérault
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 20:31

[banquet de la Saint michel- ca va,ca va,j'arrive!]

Fichtre,mais quelle gourde!Comment avait elle ete si naive pour la penser prete a l'accompagner et a prendre soin d'elle!Congediant la jeune fille qui lui servait de Chambriere durant son voyage,elle lui conseilla de s'entrainer sur elle,plutot que de tenter de coiffer sa maitresse sans experience.

Assise devant un miroir,elle avait tenté de rattraper le coup.Les joues rosies par l'impatience et la contrariété de se croire en retard au banquet,elle soupira avant de s'avouer vaincu face au peignes qu'elle tentaient d'inserer dans sa longue chevelure brune.Tant pis,elle jouera la sobrieté.
La Baronne posa elle meme un voile azur sur ses cheveux libres,maintenu par un bandeau de tissus jaune,ornés de perles bleues.
La robe etait de coupe simple,chaude,l'assurant d'un confort certain pour la soirée.Les manches longues cachaient aisement les marques de temps belliqueux,et la ceinture assortie au bandeau montrait lafinesse de sa taille.Elle portait ainsi les couleurs de sa famille

Satisfaite,elle se fit mener au lieu du banquet.Sous le chapiteau,peu etaient encore présents,trois silhouettes attirerent son attention.Marie Alice,toujours présente,la jeune femme qui l'accompagnait souvent,et le Frere Cristol.
Ils semblaient en grande conversation,aussi hesita t elle.Une moue se dessina sur ses levres,puis elle pris sa decision.
La scene qu'elle vit amena un petit sourire amusé.S'approchant doucement dans son dos,alors qu'il lui tournait le dos,elle se permit de le surprendre,et de prendre la parole


Allons Frere Cristol...Ne me dites pas qu'un si preux Chevalier ayant eu tel Maitre ai peur des Dragons...

Son sourire se logea alors au coins de ses levres,tandis qu'elle se tournait vers Marie Alice,puis Apolonie,qu'elle ne croyait pas connaitre vraiment

Mes Dames...Le bonsoir...Dame Marie Alice,c'est toujours un plaisir...

Sa tete s'inclina pour les saluer,avant qu'elle ne pose ses yeux de nouveau sur le jeune Chevalier
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ylalang
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 21:10

[Ce n'est pas moi qui suis en retard, mais les autres qui sont en avance !]

[Un peu plus tôt dans la soirée...]


Une robe lie-de-vin outrageusement coupée.
Et celle-là t'en dis quoi ?

Air sceptique de Catheolia.
Hum... un peu légère pour la saison, non ?

Moue dépitée de la Vicomtesse.
Oui, tu as raison...

Elle sort une robe crème.
Et celle-là ?

Hochement de tete négatif de Catheolia.
Tu l'as pas porté récemment ?

Soupir d'agacement d'Ylalang, tandis que la robe est jetée dans un coin de la pièce.
Aaaaaaaaah mais si ! Malheureuse, je n'avais pas fait attention... A la cérémonie d'hommage...

Une robe bleue roi
Celle-ci ? Oh non, j'avoue qu'en ce moment le bleu me donne des boutons...

Baillement de la vassale.

Encore une autre robe montrée.
Ah, c'est euh... enfin si... mais bon... quoi...

Instant de réflexion. Long.

Bon, bah finalement je prend la première... Et je mettrai l'étole...

Soupir de lassitude de la vassale...

La vicomtesse d'Avize se présenta donc sous le chapiteau du banquet dans une robe rouge lie-de-vin qui aurait peut-être plus eu sa place au fau Bordel Liquoré. Elle avait néanmoins assagi sa tenue en portant l'étole accordée (car oui, elle a tout le temps l'étole et les gants assortis a ses robes, c'est ça avoir la classe) retenue par une fibule de bronze, et des gants de dentelle fine. "Une femme peut avoir des amants, mais elle ne sort jamais sans ses gants."* Ses cheveux étaient coiffés en une cascade exubérante de mèches folles et sauvages, qui donnait l'impression fausse qu'elle n'était pas coiffée, alors qu'elle l'était.
Un valet lui indiqua en voyant le bijou qu'elle pouvait s'asseoir à la table ronde, et la Vicomtesse hocha la tête. Elle se tourna vers Catheolia qui la suivait.


Préfères-tu que je dine près de toi, ou tu voudrais ne pas avoir de chaperon ?

Un sourire taquin a ces paroles illumina le visage de la champenoise.



*Maxime populaire
Edit : rajout du lien vers l'image de la robe
Edit2 : bah en fait ca planter mon post :/
Edit3 : ah si ca marche finalement.

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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 22:11

[La grand mère ? Meuh non, faudrait que tu sois vieille pour ça !!]


La question posée en jeu a un effet pervers que la jeune femme n'avait absolument pas prévu. Faut dire qu'au jeu du qui fera le plus rire l'autre, le jeune baron est assez fort, il faut le reconnaitre. Et quand elle le voit s'approcher d'elle, un léger recul en réflexe conditionné de celle qui ne supporte pas le contact physique sauf expressément volontaire de sa part, puis une lueur furtive de panique rieuse quand elle s'imagine devoir répondre à ça:

Oh, mère, mère ! J'ai peur, j'ai peur... Il y a un dragon dans ma chambre, il m'a réveillé, j'ai peur... Puis-je dormir avec vous cette nuit, mère ?

Alors qu'entre rire et questionnement rapide sur la meilleure réplique à rendre au chevaler, elle oscille, une jeune femme qu'elle ne connait pas s'avance derrière Cristòl et répond à sa place.

Allons Frere Cristol...Ne me dites pas qu'un si preux Chevalier ayant eu tel Maitre ai peur des Dragons...

Sourire amusé et clin d'oeil reconnaissant à la dame qui vient d'arriver. Inclinaison polie de la tête dans sa direction.

Mes Dames...Le bonsoir...Dame Marie Alice,c'est toujours un plaisir...


Bonsoir à vous Dame... Je ne crois pas vous connaitre. Apolonie de Nerra, dame d'Orval, pour ma part. Auvergnate et piètre jouteuse.

Puis suivant le regard de la nouvelle venue qui rejoint l'occitan, elle partage le sourire en coin de Siva, la soirée promettait qu'être fournie en plaisanteries et mots d'esprit. Profitant de la promiscuité du baron, elle glisse tout de même, ne voulant pas être en reste, à voix basse :

Pour jouer l'enfant, faudrait-il encore que votre partenaire de théâtre ait envie de jouer une mère...

L'iris en pétillement taquin, la main qui inconsciemment se porte à sa plaie qui soudain la démange, le velours fin empêchant l'ongle d'attaquer les points nécessaires à la cicatrisation. Une pensée qui s'envole vers les volcans d'Auvergne, en caresse fugace d'une trahison qu'elle espère voir s'effacer de sa mémoire pendant le long voyage qu'elle projette, dès la fin de sa convalescence. Deux semaines... Plus que deux semaines. Mise au point refaite sur le quatuor, s'intéresser à la dernière arrivée, Marie qui semble perdue dans ses pensées, et le jeune chevalier vers lequel elle fronce un sourcil faussement réprobateur.

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Rhân
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 14 Oct - 23:12

Un autre baron apolonien arriva à son tour au festin de la Saint-Michel que leur hôte offrait sous un chapiteau à proximité du campement et de lices pour que tous puisse y venir et surtout en repartir facilement pour retrouver son lit au besoin.

Par chance ou malchance, il n'était pas avec la vicomtesse dragonne et avait évité l'interminable cérémonie du choix de la robe, de la coiffure, des bijoux, de la suivante, de l'âge du capitaine et toutes ces choses qu'un homme censé décidait en peu de temps sans avoir à se lamenter sur la petitesse d'une garde-robe qui emplissait bien quelques coffres. Justine avait bien de la chance de n'avoir pas à supporter comme Cathéolia les choix longs et incertains de la véture se son suzerain. Il savait d'expérience également que le choix ne se portait invariablement pas sur la robe qu'il lui conseillait et que la demande d'aide d'une femme était de la pure rhétorique puisqu'elle n'en tenait aucun compte, ou peut-être si, mais à l'envers après un dilemme cornélien d'un bon siècle et demi.
Enfin bon... pourquoi revenir là dessus puisque le baron en avait été épargné? Il rouspèterait bien assez la prochaine fois qu'elle lui fera ce coup.

Il entra donc dans le pavillon dressé pour l'occasion et flasha immédiatement sur la robe rouge lie-de-vin de la vicomtesse. Diable! Elle avait fait un choix assez surprenant... quoique surprenant et Leah allait souvent de pair.. Il aurait dû être habitué....
M'enfin quand même.. elle était toujours aussi provocante... L'étole pudique cachait le cou sans dissimuler sa gorge largement ouverte aux regards. Il resta un instant ébahi en la regardant pendant qu'elle parlait avec Cathéolia, la dévorant littéralement des yeux, détaillant les formes qu'elle laissait imaginer. Se sachant parfaitement stupide, planté là, mais incapable de décoller son attention, il fit quand même un effort pour regarder ailleurs et s'avancer sous le chapiteau en ruminant des pensées qui venait de naître dans son esprit retrouvé. Avait-elle donc besoin de s'exhiber ainsi devant tout le monde? De se montrer aussi... aussi... enfin bref... en public? Ne devait-il pas considérer ceci comme des faveurs privées qu'il pourrait lui reprocher d'avoir montré à d'autres? Grmpfff.. tout ceci l'avait rendu fort morose et obscurci rapidement son humeur. Il lui en parlerait quand ils seraient seuls.. s'il en trouvait le moyen avant des siècles d'ailleurs.. grmpff de Grmpfff.. tout allait vraiment mal et tout ce conjuguait contre lui.

Il salua quand même la baronne de Montmirail en essayant de ne pas paraître trop bougon.


Bien le bonsoir baronne...C'est un plaisir pour moi de vous rencontrer à nouveau. A croire que je vous suis ces temps-ci.


Puis il salua la Vicomtesse d'Arnac-Pompadour, la mine toujours sombre et cette fois-ci avec plus d'hésitation bien qu'avec une attention poussée mais sans oser prononcer un mot, hors quelques vagues formules de politesse sur comment elle allait, ne s'attendant pas franchement à une réponse de sa part.
Et enfin un clin d'oeil à sa sentinelle préférée qui semblait jouter avec un baron languedocien avec d'autres armes que celles avec lesquelles elle avait lamentablement mordu la poussière peu auparavant.
Un parfait trio avec Marie en duègne! Le jeune homme entreprenant, la jeune fille naïve qui se laisse flatter par les compliments et la duègne complice au regard bienveillant comme dans les pièces jouées sur des théâtres de fortunes sur les places de foires. Ne manquait plus que le vieux père avare qui aurait voulu épouser la belle...
A ses pensées distrayantes, son moral remonta un peu et il sourit aux trois acteurs du tableaux

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Dernière édition par Rhân le Mer 15 Oct - 13:09, édité 1 fois
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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 3:30

Et voilà, comment devenir ridicule, en trois leçons du Chevalier de Sìarr ; face à une sœur hospitalière inhabituellement féminine, ayant pour l'occasion troqué sa cape hospitalière contre une étoffe étourdissante, il se trouvait tassé sur ses genoux, le cou drôlement rentré dans ses épaules comme une tortue, le visage tourné vers le plafond, comme s'il regardait de très bas un arbre séculaire, et la voix infléchie vers les aigus. Pouvait-on rêver mieux pour saluer la fille de...

-« Messer SanAntonio ! Oh, nul doute qu'il me blâmerait de telles faiblesses, vous avez raison. Hum. »

Il se racla un peu la gorge, comme pour mieux reprendre possession de sa propre voix, et un peu pour se donner le temps de se remettre de la surprise. Déjà Jézabel saluait Marie Alice et Apolonie, ce qui donna l'occasion à Cristòl d'apprendre, enfin, au nom de quel titre elle avait eu sa place sur la lice.

-« Apolonie de Nerra, dame d'Orval, pour ma part. Auvergnate et piètre jouteuse. »

Orval... Or, valeureux orpailleur, ignore-tu ton malheur ? Ce n'est pas dans ces yeux qu'il faut chercher ton or. Va là-bas, regarde, du renfort !

Et un homme approchait, effectivement. C'est non sans surprise que le jeune homme entendit une voix lui glisser bas :


-« Pour jouer l'enfant, faudrait-il encore que votre partenaire de théâtre ait envie de jouer une mère... »

Il eut un sourire amusé, cligna de l'œil en réponse au sourcil froncé, et conclut :

-« Vous auriez fait la mère acariâtre et autoritaire, et j'en aurais été pour mes frais. Cette tentative était gentillette, j'eus pu demander un baiser pour m'endormir... Est-il besoin de se sentir mère pour accorder telle faveur ? » Son souffle se secoua, comme l'esquisse d'un rire, ou comme un sourire sismique. Et puis la tête penchée vers la dame d'Orval, mais indiquant Siva :

-« C'est Jézabel d'Appérault, sœur bâtarde de notre défunte reyne. Baronne de Villemaur et de Montmirail, Dame de Chailly-en-Bière, et ma sœur Hospitalière. Ce n'est que malédiction si elle n'est pas déjà Chevalier, car nul n'a plus d'honneur et de valeurs qu'elle. »

Et puis il releva la tête, pour mettre fin aux messes basses. C'est alors qu'il remarqua le sourire - étrange, amusé ? - du nouvel arrivé. Que faire ? Le faire entrer dans la ronde de farce ? Etait-ce un homme d'humeur plaisante, que celui-là ?
Alors comme il n'était pas concevable pour Cristòl d'être fixé sans chercher à connaître son vis-à-vis, il lança :


-« Jolies bottes, monseigneur ! Pointues comme vous les avez, je plains vos serviteurs. »

Comme si Cristòl lui-même persécutait sa gent à coup de coups de pieds au fondement... Insensé.

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Siva d'Appérault
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 4:20

Siva sourit largement a la surprise de Cristol,se retenant meme de rire.La fraicheur du jeune homme lui serait salvatrice,en ces temps obscures.Il semblait gené sur le moment,mais cette impression passa rapidement,face a la complicité des femmes autour de ce dernier.
Inclinant plus profondément la tete a la présentation que fit Cristol d'elle a Appolonie,elle se permit juste d'ajouter quelques mots a la présentation


Et Secretaire d'Etat de Champagne,ce qui me permet de cotoyer Dame Marie Alice,bien plus que son époux a présent...

Elle se retint toutefois de se mordre la levre,la remarque etait sortie toute seule,plus par regret d'un temps révolu,que pour blesser sa superieure.Reposant son regard sur Cristol,genée par les compliments qu'il lui avait fait,elle lui sourit,avant de se tourner a nouveau vers la jeune inconnue

Dame d'Orval,c'est un plaisir...

Une voix masculine se fit entendre,une voix qui lui devenait de plus en plus familiere au fur et a mesure des rencontres,et qui la detourna des messes basses du languedocien.Un sourire courtois envers Rhan,avant de lui répondre,en avisant ses bottes,sous le coup de la remarque que Cristo etait en train de lui fairel

Baron,je pourrais vous en dire tout autant.Toutefois le plaisir est amplement partagé,je suis bien aise de vous revoir...Et le Chevalier Cristol a raison,vos bottes sont bien faites...Je vous envierais presque

Un petit rire ponctuant le tout,en songeant au calvaire de ses serviteurs si ses bottes a elle devenaient pointus,ils ne pourraient plus user de leur seant,ce qui ne serait peut etre pas une mauvaise chose parfois.
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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 9:59

[Ah ben vala... Ca s'affole d'un coup roohh..]

Marie vit arriver Siva du coin de l'oeil mais se garda bien d'en dire un mot, attendant avec amusement de voir ce qu'elle allait faire.

Une couleur vive attira son regard, deux nouvelles arrivées. Froncement de nez, observation de la dame et de son vertigineux décolleté. Neb en aurait presque fait une crise. Presque. Ainsi c'était elle. Jolie oui. N'avait-il toujours pas eu un certain goût? Lentement elle posa son verre vide sur un plateau, cachant les paumes marquées de ses mains, stigmate d'un contrôle qu'elle avait failli perdre.

Son nom à nouveau prononcé, son regard reprit sa teinte noisette habituel pour se poser sur Siva.

Bonsoir Siva. Heureuse de vous voir ailleurs qu'en les murs de nos bureaux. Comment allez-vous?

Un sourire, toujours en rencontrant un des Secrétaires d'Etat, toujours ce sentiment de devoir protéger ceux qui travaillaient avec elle, et elle savait que la Baronne venait de perdre un membre de sa famille. Certes le royaume avait perdu sa Reyne mais elle avait perdu une soeur. Plus tard elle lui glisserait quelques mots de condoléances.

Nouvelle joute entre Apolonie et Cristol. La première amusée par la situation quoi qu'un peu embarrassée par la possibilité de jouer une mère et un Chevalier déconfit et pris en flagrant délit de régression avancée.

Une voix, encore une, connue, saluant tour à tour les protagonistes du spectacle improvisée jouée ici. En combien d'actes? Aucune idée.. Etait-ce important d'ailleurs. Un coup d'oeil, un salut de la tête pour l'orléanais... Non champenois... Enfin... Pour Rhân. Quelques mots pour dire qu'elle allait bien, mains quelque peu plus rentrées et cachées. Pourquoi ne pensait-elle jamais à prendre des gants? Parce qu'elle n'aimait pas ça sans doute. Raison tout à fait suffisante.


Il est vrai que nous ne nous croisons guère à la Confrérie. Ceci dit je sais que vous manquez à Flaiche et qu'il passe régulièrement en votre salle, espérant vous y croiser.

Yeux baissés sur les bottes de Rhân. Drôles de forme pour ces dernières.

Serait-ce la dernière mode en Champagne? Une façon de croiser bottes et poulaines? Méfiez-vous de ne point rester planter quelque part.

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Catheolia
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 11:07

[Ben z'étaient trop mignons, j'osais pas interrompre moi ... ]

[Castel Lavardin, avant le trèèèèès long moment qu'il aura fallu à Léah pour choisir la robe qui fait râler Rhân]


Mais pourquoi tu m'as fait acheter autant de robes pour seulement quelques jours ? Je m'y retrouve pas moi, comment tu veux que je choisisse ?

Pas facile la vie de jeune noble ... Fallait apprendre à faire bonne impression. Mais catheolia savait qu'elle avait le meilleur des maîtres en la matière. Et par conséquent, se remettait entièèèrement à son jugement pour la question existencielle du soir, à savoir le choix de la toilette.

Du coffre de la jeune Dame de Flavigny s'échappaient des étoffes de toutes les couleurs (principalement violet et vert, fallait pas pousser) et le choix était très difficile.

Puis illumination !
Une robe verte se détacha du lot


Celle-là ?
Hochement de tête négatif de la Suzeraine
Tu vas mourir de chaleur, regarde l'épaisseur du tissu

Moue dépité et robe qui vole sur le lit
Au moins je sais quoi mettre pour la chasse demain.

Nouveau coup d'oeil, accrochage et sortie d'un tissu parmi tant d'autres : une soie violette qu'affectait particulièrement la jeune femme
Froncement de sourcils de Léah.

On te voit toujours en violet, change un peu.

Groumf et alors ... la robe rejoignit sa compagne sur le lit.

Ah tiens et celle-là ?
Un sourire éclaira le visage de Léah. Trouvé !!
C'est vrai que ça changeait de ses habitudes... Bah allez, on tente !


[Salle du banquet, après tous les préparatifs de ces dames]

Si on pouvait noter une chose, c'est le parfait contraste qu'offraient la Vicomtesse d'Avize et la Dame de Flavigny. A côté de la robe quelque peu provocante et la coiffure complètrement éxhubérante de Léah, Catheolia faisait office d'une petite fille sage qui sortait avec son chaperon pour la première fois.

L'exhubérante chevelure rousse de la jeune femme avait été domptée par la coiffeuse qui l'avait torsadé en un chignon compliqué mais sage dont seules quelques mêches s'échappaient. La robe de soir grise s'ouvrait en un décolleté délicat bordé de perles. De très longues manches également ourlées, la taille enserrée, la jeune femme avançait timidement derrière sa Suzeraine, se traitant d'idiote. Ce n'était pas sa première reception !

Elle salua les personnes présentes et éclata de rire en écoutant Léah.


Crois-tu que j'ai besoin d'un chaperon ? Je ne pense pas qu'un jeune noble vienne m'enlever ce soir ...

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ylalang
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 11:42

Un sourire complice envers sa vassale.

Qui sait, qui sait ?
Les mystères de l'amour sont impénétrables tu le sais bien !


Un rire cristallin qui s'éteint en constatant la bouderie de l'Orléanais, avant qu'un haussement d'épaules dédaigneux ne vienne balayer cette contrariété.

Allons donc faire connaissance avec les personnes déjà présentes quoi qu'il en soit, c'est le jour de faire des rencontres !

Elle prit Catheolia par l'épaule et se dirigea vers le groupe formé. Une inclinaison de la tête pour Siva

Baronne, toujours un plaisir...

Un sourire élégant pour Rhân, qui ne trahissait rien.

Eh ben Baron, vous ne m'avez même pas laissé l'heur de vous féliciter pour votre victoire au premier tour des joutes ! J'aime à croire que mes couleurs vous portent chance.

Ses yeux de violette froissée délaissèrent l'Orléanais et se posèrent un instant sur Cristòl, un léger trouble à se demander ou ce visage avait été vu. Puis les deux améthystes de la vicomtesse se posèrent sur le blason arboré par l'occitan.


Je reconnais là les armes de St Félix, ainsi je suppose que vous etes le fils de Rekkared, un homme de bien si il en est. Serait-il indiscret de vous demander de ses nouvelles ? Depuis mon départ de l'hérauderie il m'est difficile de savoir ce que sont devenus mes anciens collègues de Saint Antoine...
Mais mes excuses, j'en oublie le protocole et ne me suis point présentée... Leah Melani, Vicomtesse d'Avize en Champagne. Et voici ma vassale, Catheolia de Flavigny. J'ai eu le plaisir de cotoyer votre père lorsque j'étais héraut et procureur héraldique.


Elle salua courtoisement la vicomtesse d'Arnac Pompadour, bien qu'ignorant qui elle était, ainsi que la jeune fausse ingénue à coté d'elle.

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Catheolia
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 12:43

Se laissant entrainer vers la foule (Razz), Catheolia marmonnait. L'amour, l'amour, et puis quoi encore ? Se laisser avoir encore une fois par quelqu'un qui promettait monts et merveilles ? Merci bien très peu pour elle ...
'fin on verra bien.


Sourire à Siva
Baronne ravie de vous revoir.

Oulà, il avait l'air bougon le capitaine lapinou ...
Baron, toujours un plaisir de vous croiser. Toutes mes félicitaitons pour votre victoire de ce tantôt.

Elle salua de la tête les autres personnes présentes, notamment le jeune hospitalier qui attirait l'attention de Léah.

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Cristòl
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 14:04

Décidément, ça commençait à manquer d'hommes, ce banquet ! Pendant que la Vicomtesse d'Arnac-Pompadour et la Baronne de Villemaur enchaînaient sur l'élégance des bottes du Baron de Boiscommun, le Baron de Saint-Félix fit un léger signe à un serviteur, qui lui céda bien volontiers une coupe d'hypocras fortement relevé de gingembre - Saint Michel obligeait.
L'éclat d'une robe si rouge que Cristòl pensa à Margot se frayait un chemin vers eux. Il posa son regard vairon sur la belle dame... Plus si jeune, mais d'une aura fabuleuse, et il lui sembla l'avoir déjà ressentie. Elle saluait Siva et Rhân, puis ses yeux - ah ! ces yeux, encore de ces yeux qui n'existent que chez les dames du monde ! - rencontrèrent ceux du Baron. Après avoir glissé le regard le long du tabard de l'occitan, Leah avait dit :


-« Je reconnais là les armes de St Félix, ainsi je suppose que vous etes le fils de Rekkared, un homme de bien si il en est. Serait-il indiscret de vous demander de ses nouvelles ? Depuis mon départ de l'hérauderie il m'est difficile de savoir ce que sont devenus mes anciens collègues de Saint Antoine...
Mais mes excuses, j'en oublie le protocole et ne me suis point présentée... Leah Melani, Vicomtesse d'Avize en Champagne. Et voici ma vassale, Catheolia de Flavigny. J'ai eu le plaisir de cotoyer votre père lorsque j'étais héraut et procureur héraldique. »


Son père. Oh, père ! Oui, je dois bien vous faire honneur, et j'ai tout encore à prouver, si l'on ne me connaît jamais que par vous ! Cette paternité, c'était la fierté et le poids de la vie de Cristòl, ce qu'il traînerait toujours par devers lui, et porterait toujours en étendard. Lui faire honneur, ou vivre ? Pour qui en fin de compte ?

Ce visage lui revint tout à fait, désormais, même s'il restait un on-ne-savait-quoi d'autre, comme un lien cosmique entre eux, comme s'il l'aurait suivie sans questions, dans les méandres les plus sombres de lieux où il n'était pas accoutumé de se rendre, pour la simple beauté du monde. Il s'inclina, un bras devant, une main dans le dos, face à Leah.


-« Vescomtessa, votre science héraldique ne vous dessert pas : je suis bien Cristòl de Sìarr, le fils de Rekkared. Mais vous me pardonnerez si je ne peux vous donner de ses nouvelles : cela fait depuis avril que j'ai quitté le Languedoc, et si cela me fait bien de la peine... Je n'ai toujours pas eu l'heur d'y retourner, cela ne se fera qu'après ces festivités. Je ne saurais même vous dire s'il est encore en vie... Sans doute le saurez-vous mieux par le Grand Chambellan de France, car il a gardé la charge aulique de Maître de la Bibliothèque du Roi, du moins n'ai-je pas entendu qu'il y ait été remplacé.
Je suis, en tout cas, ravi de vous revoir, Vescomtessa, c'est toujours un enchantement. Nous nous sommes au moins croisés aux noces de ma marraine, Marguerite de Volpilhat, en Champagne. »


Regard et salut plus spécifiquement tournés vers la Dame de Flavigny :

-« Dòna, c'est également un plaisir de vous rencontrer. »

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Rhân
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 14:15

[Quesqu'elles ont mes bottes?]

Avait-il un sourire tellement attendri et amusé devant la comédie que livrait les deux damoiseaux pour qu'un des protagoniste le remarque et se tourne vers lui pour lancer une remarque sur.... ses bottes.

Le premier réflexe fut de baisser le regard sur elles. Avait-il marché dans la boue ou étaient-elles sales malgré les soins de ses serviteurs? Avaient-elles quelque chose de si spéciale pour qu'on s'adresse lui en parlant d'elles? Il resta là un moment, dubitatif à regarder ses bottes tout en bougeant ses pieds pour les regarder sous divers angles. M'enfin...?
C'était en effet une nouvelle paire, achetée en Champagne, à Reims selon la dernière mode lui avait promis l'artisan. S'il avait l'air ridicule, l'artisan en question pouvait déjà se faire de soucis au prochain retour du baron à Avize....


Je vous remercie messire... Vous me pardonnerez cependant de ne pas avoir demandé à mes serviteurs ce qu'ils en pensaient...

Et puis quoi encore?

Je suis le baron de Boiscommun en Orléanais, un ami et un... protecteur pourrait-on dire de la jeune femme à laquelle vous avez débité tant de belles sornettes... Vous feriez fureur sans aucun doute avec ses hordes de comédiens étrangers qui écument les routes et les places boueuses de nos villes...

Remarque railleuse, mais il ne fallait pas s'intéresser à son Apopo et sous son nez en plus... Quelle impudence!


Et voila la secrétaire d'État Champenoises et la limousine qui s'en mêlent également. Un sourire amical à Siva.


Je vous remercie Baronne, je vous ferai porter l'adresse de l'artisan s'il vous plaît. Il est installé à Reims, j'y étais allé lors de mon passage à Avize où j'ai eu la joie de vous rencontrer.

Haussement d'épaules boudeux à la vicomtesse d'Arnac-Pompadour. Toujours aussi piquante envers lui... Se rattrape sur un sourire charmant


Je tâcherais de faire attention en effet... Ce serait fort fâcheux pour moi de rester planter là bêtement. C'est en effet, paraît-il, la dernière mode qui soit sortie...

Et voici la dragonne qui revient vers eux. Essaye de froncer les sourcils pour montrer un certain mécontentement mais ne peux résister à faire glisser son regard sur elle alors qu'elle lui parle, et c'est un peu gêné qu'il lui répond.

Vicomtesse... Vous m'enchantez en me faisant cet honneur et je serai ravi de gagner à nouveau grâce et pour elles


Salue de la tête la dame de Flavigny qui redouble les félicitations de sa maitresse avant de reporter son regard sur cette dernière.. et pas que sur son visage, bien qu'il en apprécie la beauté.

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ylalang
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 15:04

Un sourire de circonstance pour Rhân, avant que le visage de la champenoise ne s'éclaire lorsque Cristòl comble ses lacunes.

Les noces de Marguerite et Louis Raphaël, ou avais-je donc la tête ? Il est peu d'endroit dans le royaume ou nous pouvons entendre l'accent chantant du Languedoc... Mais je ne crois pas que nous avions eu l'époque le plaisir d'être présentés. J'avoue n'avoir pas trop eu ce jour là le temps d'aller bavarder avec les languedociens venus pour le mariage.

Qu'avait-elle fait à l'époque ? Ah oui, badiner avec le cousin de Deedlitt, et rayer le carrosse du Gros Coluche à grands coups de dague. Des noces très satisfaisantes pour la champenoise assurément.

J'espère quoi qu'il en soit que votre père se porte bien. Si je puis avoir des nouvelles le concernant par la Comtesse de Ségur, je tacherai de vous les transmettre...

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Siva d'Appérault
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 15:22

Hochant de la tete ,ravie de la réponse de Rhan,elle s'imaginait deja essayer ses futures nouvelles bottes sur les incapables pecores qui besognaient dans les taches les plus ingrates.

Son regard se reporta sur sa PSE,le temps de lui répondre


Je garde espoir d'y retourner ma Dame...Flaiche est en effet une personne a qui je tiens enormément...du moins,partageons nous un "lien de plume" si je puis dire...Et je prie pour que mon nom de plume ,justement,ne perdure pas en son fond...

Arriverent Ylalang et Catheolia,a qui elle rendit un signe de tete

Vicomtesse.."Dame" Catheolia insistant sur le nouveau titre Le plaisir est toujours partagé

La conversation s'engagea ensuite entre Cristol et Ylalang.L'oreille legerement tendue,lui fit involontairement baisser la tete.Ainsi se mit elle a penser qu'elle n'avait jamais assister,ni aux noces de sa Soeur,ni a celle de son frere,retenue chaque fois par un obstacle l'eloignant du lieu de fete.
Relevant la tête,un valet dut sentir son besoin de noyer ce regret,et lui tendit un plateau couverts de verres.Elle en prit un,et but une bonne rasade d'hypocras pour mieux avaler ses pensées.
Elle continua d'ecouter,d'une oreille,regardant un peu partout,et degustant son verre deja a moitié vide
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Apolonie
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 15:52

[Mais r'gardez moi comme tout s'précipite...]

Tourbillon, tornade, ouragan d'arrivées... Une bouffée d'air frais demandée et voilà qu'on lui propose un mistral... Les pensées s'envolent en tout sens, arrachées, portées par un vent de folie qui s'engouffre sous le chapiteau du banquet. Fouettée par les paroles qui s'entrechoquent, se coursent, entre les différents convives. L'azur a du mal à suivre les échanges bousculés, le sourire se plaque sur les lèvres asséchées par une conversation précipitée soudainement. Et la pensée, dans un souffle s'organise...

Un murmure qui se glisse, en brise légère, dans son oreille, réveillant le pétillement amusé qui s'était un instant affolé, entrainant un souffle discret en réponse taquine:


Vous auriez fait la mère acariâtre et autoritaire, et j'en aurais été pour mes frais. Cette tentative était gentillette, j'eus pu demander un baiser pour m'endormir... Est-il besoin de se sentir mère pour accorder telle faveur ?

Autoritaire, sans doute, acariâtre ? Aristote m'en protège... Et pour accorder telle faveur, faut-il encore qu'elle soit demandée, mère ou pas.

Une présentation qui suit, éclairant la lanterne vacillante de l'auvergnate, sur la qualité de la première jeune femme à les avoir rejoints.

C'est Jézabel d'Appérault, sœur bâtarde de notre défunte reyne. Baronne de Villemaur et de Montmirail, Dame de Chailly-en-Bière, et ma sœur Hospitalière. Ce n'est que malédiction si elle n'est pas déjà Chevalier, car nul n'a plus d'honneur et de valeurs qu'elle.


Vite complétée par l'intéressée.

Et Secretaire d'Etat de Champagne,ce qui me permet de cotoyer Dame Marie Alice,bien plus que son époux a présent...
Dame d'Orval,c'est un plaisir...


Le plaisir est pour moi, d'autant plus si vous êtes amie de Marie-Alice, ce qui est gage de qualité, presque plus que les titres et fonctions.
Et je vous en prie, appelez moi Apolonie, le titre est récent et le château en travaux, je ne suis pas habituée à ce nom.


Et c'est là que la tornade prend toute sa force. La jeune femme en robe quasiment indécente s'avance accompagnée d'une jeune fille bien plus discrète. Le plaisir de faire des rencontres, mais nulle présentation de faite, une discussion qui s'engage avec le jeune baron qui jusque là lui tenait rieusement compagnie. Sur les parents d'icelui. Nom entendu, sans doute, mais qui n'éveille pas de souvenir particulier ni de déférence hypocrite dans l'esprit de la brunette, bien trop jeune pour accorder crédit et respect en fonction des titres ou de la parenté, elle qui se perd encore dans les arbres généalogiques des grandes familles... Se souvient de celui de son parrain, Melkio, et de son intérêt écourté pour la chose quand elle avait du se pencher sur celui de Thémis pour comprendre... Et celui de son frère, et de ses accointances Penthiévriques... Revoilà la tête qui tourne, et elle s'attache plutôt à l'arrivée fortuite, mais au combien rafraîchissante de Rhân, son ami, son bouc émissaire, son railleur, qui se pose là comme le zéphyr joueur, moqué, mais utile car après un regard qu'elle lui accorde, la jeune femme extravagante se présente enfin.

Mais mes excuses, j'en oublie le protocole et ne me suis point présentée... Leah Melani, Vicomtesse d'Avize en Champagne. Et voici ma vassale, Catheolia de Flavigny. J'ai eu le plaisir de cotoyer votre père lorsque j'étais héraut et procureur héraldique.

C'est donc elle qui prit sa place en Champagne aux côtés de celui qui est devenu Baron de Boiscommun entre temps. A l'allure qu'elle a ce soir, nul doute qu'elle lui a accordé ce que la sentinelle refusait à l'époque. Sourire en coin et clin d'oeil claqué à Rhân. Apolonie a bien changé depuis cette époque, la vie sur les chemins forge le caractère et transforme aisément une jeune fille en jeune femme. Une plaisanterie lancée par Cristòl, reprise par Siva et poursuivie par Marie sur les bottes de l'orléannais, et l'azur qui descend jusqu'aux pieds d'icelui, remontant précipitamment lorsqu'il se présente.

Je suis le baron de Boiscommun en Orléanais, un ami et un... protecteur pourrait-on dire de la jeune femme à laquelle vous avez débité tant de belles sornettes... Vous feriez fureur sans aucun doute avec ses hordes de comédiens étrangers qui écument les routes et les places boueuses de nos villes...

Sourcil haussé, le rire qui s'présente à la porte du sourire, retenu in extremis par la demoiselle, pupille en interrogation muette de ce qui peut bien lui valoir telle citation et une remise en place à la limite du dénigrement du jeune chevalier qui lui tenait pourtant si aimable conversation. Et une petite giboulée pour l'ancien chambellan, une.

Protecteur ? Rien que ça ? Amusant lorsqu'on sait que lors de notre rencontre c'est toi qui étais blessé...
Même si j'avoue t'avoir bien rattrapé depuis. Quant aux "sornettes" débitées par le jeune Baron, dois-je rappeler à ton bon souvenir les compliments, ô combien plus sincèrement prononcés, que j'ai entendu à l'époque ?


Et de lui tirer la langue, amusée, gamine joueuse dans un vent d'incongruité. Vite reprendre mine respectable, se souvenir qu'elle faisait presque illusion en dame d'un petit château berrichon, et tâcher de récupérer la contenance qui déjà s'échappe dans l'ouragan. Dans ces cas-là, autant en rajouter une couche sur le bouc-émissaire de la soirée, ça détourne l'attention.

Mais je ne comprends pas pourquoi on se moque de tes bottes... Tu as toujours été avant-gardiste, voilà tout.
Dans quelques décennies, tout le monde en portera sans doute.


Et une fois la tornade passée, se laisser porter par une brise chaude et légère, attendant la suite, plus posément. Et d'en profiter pour relancer une joute abandonnée au profit d'une autre. Se tournant vers Cristòl, qui goute un hypocras dont elle aurait bien ravi ses papilles, le rouge chatoyant aidant à l'assise d'une contenance lorsqu'elle se laisse emporter par quelques aquilons.

Avant de jouer à l'enfant qui réclame, peut-être pourriez vous veiller à ce que votre partenaire de jeu ne se dessèche pas ?

Et de nouveau le sourire est en coin, adoucissant des paroles qui auraient pu paraitre sèches, tout comme le regard qui s'en va taquiner le Baron de Boiscommun, non mais elle discute bien avec qui elle veut !

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Mélissande
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 15 Oct - 16:07

[Un peu avant l'ouverture de la salle de banquet, dans une chambre du château]

Un serviteur l'avait guidée de la lice de joute qu'elle avait quittée sans victoire ni poussière dans les cheveux. Petit goût de trop peu tout le long de la marche même si l'énervement d'avoir échoué était passé.

Une fois dans la chambre, la chevalier pose un simple sac, bien rempli certes mais de taille moyenne, sur le lit, alors qu'un ou deux pages viennent déposé dans un coin de la chambre les pièce d'armure dont elle s'était déjà défaite.
Laissée seule en compagnie des quelques flammes de candélabres allumés juste avant son arrivée, la jeune femme s'approche de la fenêtre, s'appuie de dos sur le coté de l'encadrement, tête posée contre la pierre et regard vaguement perdu dans le décor qui s'étale au dehors. Elle reste un instant immobile et silencieuse... Quel sentiment en cet instant dans son coeur? Tous et aucun en particulier. Juste peut-être une vue particulière... Bran qui traverse la cour et trottine en tout sens ne sachant plus où donner de la tête au milieu de la foule d'invités. Une envie de revoir celui qu'elle avait découvert en ces lieux il y a déjà quelques temps. De l'eau avait coulé sous les ponts depuis. Chacun avait repris le court de sa vie, laissant à celle-ci son lot de rencontres et d'expériences.

Lorsqu'elle se détache enfin de sa médiation silencieuse, la chevalier revient près du lit et retire calmement du sac, la seule tenue qu'elle contenait: une robe simple mais qui mettait d'autant plus sa silhouette svelte en valeur au lieu de la surchargé d'ornement. Elle avait choisi d'abandonné le pourpre, couleur fétiche, pour celle de ses armoiries... symbole de son identité, de son honneur, seule chose toujours restée intacte chez elle.

Robe enfilée, cheveux tressés dans le dos, une simple ceinture de lin tressée autour de la taille, des poulaines... laisser exceptionnellement les armes dans la chambre et ne porter pour tout atours que la fibule d'argent pour maintenir la capeline autour de ses épaules.
Elle quitter la pièce et refermant la porte avec discrétion derrière elle. Un chat n'aurait pas traversé le couloir avec plus de discrétion...


[Entrée de la salle de banquet]

... pour ne réapparaitre qu'à l'entrée de la salle. Les portes grandes ouvertes ne laissent pas le temps à la jeune femme d'observer la pièce et ses habitants avant de pouvoir entrer plus en avant et d'y être reconnue. Un regard à droite puis rayonnant vers la gauche pour découvrir les personnes présentes... Une bonne partie de visages connus de manière plus ou moins proche, mais un valet se présente à elle et lui indique la table à laquelle elle devra s'assoir. Un hochement de tête pour noté la remarque comme comprise avant de détourner la tête vers la dite-tablée.

Froncement de sourcils surpris... Étrangement des mouvements de hochement sont imposés à sa main droite pendante. Un détour du menton pour apercevoir le grand chien brun, la tête sous la main soulevée, saluant de ses prunelles des retrouvailles sincères. Si elle n'avait pas encore croisé l'hôte, son compagnon à quatre pattes était présent pour accueillir la
Lune. Un sourire, une caresse respectueuse sur la tête du canidé qui halète et bat de la queue d'avoir.

Bonjour, mon beau! Moi, aussi je suis contente de te revoir! lui répond-elle comme s'il s'agissait d'un humain, d'un ami complice...

Heureuse d'avoir trouvé compagnon de discussion plaisant pour attendre la venue des autres invités et du début du repas, la jeune femme évite presque de se rapprocher des personnes déjà présentes, saluant tout de même d'un regard et d'un signe de la tête la Sénéchale et les têtes champenoises connues, pour rejoindre la tablée qu'on lui avait indiquée. Le chien la suit avec joie et agitation, sautant autour d'elle d'excitation, réclamant les caresses suivantes... que la
Lune lui offre spontanément dès qu'elle est assise et qu'il vient loger sa tête sur ses genoux.
Une jeune femme... et un chien... rien à faire, la de Huy avait le don de se tenir à l'écart et de surprendre ces gens de noblesses qui eux entretenaient et appréciaient ces mondanités.

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LeGueux
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Jeu 16 Oct - 18:34

[Bon, quand est ce qu'on mange ? c'est que ça creuse de finir à l'épée...]

La chute lui avait valu les soins tendres et doux de son infirmière préférée, qui l'avait requinqué. Vaincre son voisin de comté et néanmoins ami n'avait pas été de tout repos, elle avait du y mettre une bonne part de douceur et de dextérité.

Une fois apprêté, ils sortirent du castèl et se dirigèrent vers le lieu du repas, le chapiteau dressé non loin du campement.

Ils y pénétrèrent de concert, repérant son filleul entouré d'une nuée papillonnesque de représentantes féminines dont la Première Secrétaire d'Etat, et l'ancienne Dicé entre autres têtes connues ou non du Roy d'Armes... Probablement en train de raconter ses exploits à la guerre pour faire se pâmer les donzelles. Il sourit. Tsss quel charmeur ce filleul. Ah ! il y a même un homme dans le groupe.

Il lança un
Bonvèspre ! en entrant, avant de jeter un œil sur les choses comestibles alentours, choses encore fort rares, le repas n'étant pas encore servi...
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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Jeu 16 Oct - 18:42

[Où Marie perd le fil]

Sourire un brin moqueur en regardant toujours les bottes tout en essayant d'écouter les diverses conversations. Généalogie, mariage et blason... Des noms connus mais point les gens les portant. Après suivre plusieurs conversations qui ne la concernaient pas vraiment, en même temps, demandait un effort qu'elle n'avait pas envie de fournir.

Elle la releva juste quand Siva parla de Flaiche.


Je sais qu'il serait ravi de vous voir en tout cas, même pour discuter...


Une nouvelle voix à l'accent chantant, reconnue pour la cotoyer régulièrement en les bureaux de la Curia, sourire au propriétaire tout en jetant un coup d'oeil sur sa protégée du séjour. Protégée n'ayant guère besoin d'être aidée.

Tout en tournant la tête, elle apperçue une silhouette, assise seule à la table et sourit à nouveau en faisant un signe de tête. Melissande, voici longtemps qu'elles ne s'étaient croisées, si longtemps. Et ce n'était plus à la Commanderie qu'elles pourraient le faire. D'ailleurs savait-elle seulement que désormais ni Kirah ni elle n'étaient plus Dames Blanches? Bah elle verrait bien plus tard poru la croiser et discuter.

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Catheolia
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Dim 19 Oct - 16:52

[Ben alors, z'avez plus faim ? ]

Du monde, des visages inconnus, des conversations qui se croisent sans se voir ni se comprendre... Paroles de plus en plus denses et une main sur son épaule pour tout point de repère. Regard qui dévisagent, sourires qui saluent, têtes qui vont de droites à gauches s'arrêtant sur chaque visages connus ...
Ils sont rares les visages connus pour la jeune champenoise. Les visages s'enchaînent sans qu'elle aient le temps de retenir tous les noms. Elle répond néanmoins aux saluts. La Baronne Siva, visage connu et apprécié. Ce jeune homme qui s'incline ... quel est son nom déjà ? Tourbillon dans la mémoire ...


Messire, ravie également de faire votre connaissance.

Se raccrochant à cette main toujours posée sur son épaule, Catheolia sourit, salue, tente de rester attentive à la conversation. Mais son visage s'égare, au rythme de ses pensées et des arrivées dans la pièce. Tiens, un visage connu là-bas ... Pourquoi reste-t-elle à l'écart ?

Une voix forte qui salue à l'entrée... et la conversation qui continue autour d'elle ... Où en sommes-nous déjà ?

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LLyr di Maggio
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Lun 20 Oct - 9:05

Coup de baton à l'entrée de la salle pour imposer le silence
Protocole habituel de celui qui invite et qui se doit de faire savoir qu'il entre dans la piece.
C'est pompeux, un brin ridicule, ça empeche toute surprise, mais c'est le protocole...

LLyr fit donc son entrée dans sous le chapiteau dressé et alla saluer tous et chacun avec un petit mot aimable, d'un signe de la main et/ou d'un sourire avant d'en venir à la tablée centrale.

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Diane.
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 21 Oct - 1:54

Que faisait elle ice lieu ? Diane depuis son arrivée se posait la question, elle qui n'aimait guère les festivités, y renoncer il y a plusieurs mois ne lui avait causé aucune gêne, Son domaine de Rye en franche Comté et sa solitude lui manquait mais la bienséance lui demandait de rester jusqu'à la fin, elle soupira tandis qu'une servante l'aidait à revêtir une robe couleur de la prunelle de ses yeux .

C'est en compagnie de ses amis toulousains qu'elle se rendit au banquet, tandis qu'elle s'enfermait dans son silence, écoutant les quelques brides de conversations, Llyr fit son apparition toujours égale à lui même.

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Mélissande
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mar 21 Oct - 15:39

Pour chérir un animal, nul besoin de mots... suffit une main douce et sincère.
Il n'empêche que la jeune guerrière caressait avec plaisir l'animal tout autant que de tenter de l'empêcher de se lever et s'appuyer sur ses genoux. Le chien, visiblement d'humeur égayée par les retrouvailles, s'acharnait à vouloir lécher tout morceau de peau passant à porter de sa truffe et s'excitait autour d'elle jusqu'à faire voler de petites touffes de poils... Reliquats qui feraient mauvais genre à une table d'un banquet on ne peut plus protocolaire que celui qui allait s'ouvrir ici-lieu. La chevalier était certes peut effrayée par la poussière et la crasse, elle n'en restait pas moins coquette à ses heures.


BAM

Un coup de bâton sur le sol. Le chien s'immobilise et dresse les oreilles vers l'entrée en même temps que la de Huy relève les yeux et se fixe vers le même point. Quel silence tout d'un coup dans la salle... Tous bruits de fond, toutes discussions cessent pour accueillir l'arrivée du maître des lieux. Un sourire léger apparait au lèvre de la jeune femme... satisfait et taquin. "Enfin!"
Le chien reste auprès de la jeune femme, plus calme mais tendu d'agitation légère, balancement de queue pour témoin, voyant s'approcher son maître.
Se relever puis un salut de la tête exagérément courtois de la part de la chevalier lorsque le duc parvient jusqu'à la table centrale où elle s'était assise... suivi d'un pincement de lèvre et d'un regard qui en disait loin sur le plaisir qu'elle avait à le revoir.
Mais il n'est pas le moment de retrouvailles personnelles, l'assistance fixait l'hôte arrivé... garder la réserve du moment donc.

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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 22 Oct - 8:57

[Attention mesdames et messieurs, le spectacle va commencer]

Un coup de bâton qui fit tourner toutes les têtes pour annoncer Llyr tandis que le silence ou presque se faisait.

Marie sourit. Quelle arrivée magistrale pour celui qui ne supportait qu'on l'appelle Votre Grasce. Elle se demanda si elle n'allait point trouver une raison de tirer profit de cela pour le taquiner un peu plus. Comment? Cela point encore trouvé mais son imagination pouvait se révéler fertile lorsqu'il s'agissait d'amusements.

Il était temps de passer à table et Marie emboîta le pas au Maitre de maison, sa main passant sur la fibule. Elle repensa à la conversation qu'ils avaient eu lorsqu'allant le chercher à la fin du premier tour des joutes, elle ne lui avait guère laissé le choix sur les explications à donner. Il avait dit en parler ce soir publiquement et Marie était impatiente de l'entendre.

Elle sourit à Melissande, l'embrassant pour la saluer et lui demanda comment elle se portait. Voici longtemps qu'elles ne s'étaient vu ces deux là.

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kirah
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 22 Oct - 11:16

Fourmi qui s'éparpille, humeur morose malgré l'effort de la Saint-ange...Morose ou concentration ? Allez donc savoir...
Agitation entre deux couloirs, souvenirs qui affluent. Pas envie d'etre là peut etre ? ou du moins pas envie de foule.
Longues tablées, trouver une place, quelques hochements, signes de salut distant, taiseuse la dame.

S'assoir, attendre
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Mélissande
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 22 Oct - 15:39

Une tête connue approche... une embrassade suivant un sourire sincère et silencieux, gaité légère de retrouver une compagne d'Ordre puisque la de Huy s'était tellement isolé des Dames Blanches qu'elle n'en connaissait pas les derniers changements à la commanderie.
Voix calme et sereine...


Bonjour, Marie... Puis un signe de la tête affirmatif pour répondre qu'elle allait bien. "Comme tu le vois, fidèle à moi-même!"

Mais et toi?... Comment va la maman Sénéchale? Ton léger devenant taquin en référence à la grossesse, ironie d'une femme qui n'en aura jamais.
Question simple et brève, la suite de la discussion sur le présent et le futur sera plus utile au yeux de la
Lune, laissant seuls les éléments importants du passé ressurgir pour aller à l'essentiel efficace.

Une autre tête connue... plus sombre cette fois. Un froncement de sourcil de la part de la chevalier, puis un regard qui se détend et fixe de manière interrogative le visage encerclé de cette magnifique toison rousse. "Et alors? Tu me voles l'exclusivité du marasme?" Haussement d'un sourcil qui se veut inquisiteur et curatif, ne fut-ce qu'un instant, vis-à-vis de sa 'pitaine... mais aussi et surtout d'une femme avec qui elle partageait bien plus de points communs et d'affinité que l'on pourrait le croire.
Un signe de tête ou plutôt du menton, plutôt discret, pour lui intimer de venir s'assoir auprès d'elle.
Ce banquet aura eu une autre conséquence importante, rapprocher ces femmes qui ne s'étaient plus vue depuis si longtemps.
A nouveau assise, la truffe du chien vient directement se poser sur son genou, la queue battant le vent. Un coup d'oeil sur le col de Kirah puis revenant sur celui de Marie... une rose fichée d'une épée... nouveau sourire, pincement de lèvre amusé de découvrir d'autres dons... nouveau haussement de sourcil pour demander silencieusement à toutes deux ce qui les avaient amenée à pareil atour.

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ylalang
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 22 Oct - 20:10

[Bon allez, fait faim !]

Le maitre des lieux usa d'une mise en scène théâtrale pour son arrivée, ce qui n'était guère surprenant. Il se dirigea vers la table ronde, les domestiques commençant à s'agiter, il était désormais temps de prendre place.

Elle lâcha l'épaule de Catheolia, lui faisant un dernier clin d'oeil avant de se diriger vers la table. Elle lâcha un "bonsoir" à la cantonade aux autres femmes assises, n'accordant qu'un regard neutre à l'autre champenoise présente à la même table.
Elle s'assit, se demandant quelles étaient les autres surprises reservées par Llyr.

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Siva d'Appérault
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Mer 22 Oct - 23:19

Le maitres des lieux entra,et tout le monde alla s'asseoir.Certains avaient une table designée,d'autres etaient placés de facon plus alleatoire.
La Baronne alla donc prendre placea une des tables.Elle avait remarqué certaines fibules,et vit que les bijoux se rassemblaient a la meme table.

Son instinct lui dictait que la soirée risquait de reveler quelques surprises.Son regard balaya la grande salle.Les bavardages reprirent de plus belle,et Siva attendit,quant a elle,de voir qui dinerait non loin.
Elle voulait se changer les idées ce soir,comme durant toute ces fetes de la Saint Michel d'ailleurs.Voulant laisser quelques jours durant,les soucis dans sa poche.
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Lalianis
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Jeu 23 Oct - 13:44

Lalianis était ailleurs, songeuse, la discussion qu'ils venaient d'avoir à l'Orangerie soulevait presque autant de question qu'elle avait apporté de réponse.
Les lieux même étaient source de surprise et d'enchantement. La jeune femme en avait oublié son étonnement lorsque l'intendant était venu la voir pour l'y mener, son maître voulait la voir lui avait-il dit.
Llyr reparti, la jeune femme serait bien restée afin de découvrir les trésors que recelaient l'endroit mais cela devrait attendre.
C'est donc peu après le maitre des lieux qu'elle arriva à son tour.
Distraite, elle ne prit garde à ce qui l'entourait et se rendit, comme le lui indiqua un serviteur, directement à la table centrale. Ce n'est qu'une fois arrivée qu'elle sortit de ses pensées, regardant à la ronde les personnes présentes, ce qui ne fut point une bonne idée.

Faisant assaut de beaux atours et de beaux discours les autres convives semblaient à leur place en ces lieux. Mais elle, soudainement nerveuse, vêtue sobrement et sans autre apparat qu'une fibule de bronze, se sentait déplacée.

Un timide bonsoir sur les lèvres, Lalianis prit place autour de la table centrale.
Le dos droit, les mains posées sur la table, elle était tellement tendue que cela en devenait douloureux. Elle s'obligea à respirer longuement et calmement, chassant un peu de cette anxiété qui la tenait.
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Ben Elazar Kamps
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MessageSujet: Re: Le Banquet de la Saint Michel   Jeu 23 Oct - 20:21

Ben venait d'arriver au banquet à l'instant même ou le Maitre des Lieux faisait une entrée théatrale...
il se mit sur le coté et regarda tous les invités il apercu des connaissances... puis il aperçu Cristòl son frère Hospitalier...

il essaya de voir s'il trouvait une place de libre...
Ben n'aimait pas la foule lui l'homme solitaire un peu ours qui aimait la soitude et le silence lui qui aimait s'évader dans ses souvenirs tant de monde le troublait...

il apercu une table dans un coin isolé il s'y dirigea là il serait a son aise un peu en recul tout en pouvant observer....

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Le Banquet de la Saint Michel

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