
Castel Lavardin Le domaine du Lavardin en Vendomois, Uchronie des Royaumes Renaissants (1451 - ?) |
| | | Guerre et Paix dans un jardin enneigé | |
| | Auteur | Message |
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LLyr di Maggio Maistre de céans

Nombre de messages: 2807 Age: 36 Date d'inscription: 17/12/2007
 | Sujet: Guerre et Paix dans un jardin enneigé Ven 21 Déc - 11:18 | |
| | LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
A leur arrivée dans la pièce, les portes et autres ouvertures donnant sur l'exterieur avaient étaient tirées de sorte que l'on profite dans le soleil couchant du jardin d'hiver recouvert de Neige. Les dégradés de gris, d'acier, de pierre avec le soleil rougeoyant donnaient une note sanguine à la scene.
Sur deux bancs bas, seuls mobilier de la piece à part un rack d'armes exotiques, un presentoir et d'une table basse en Ebene laqué, se trouvaient deux costumes contrepliés.
LLyr entreprit de faire la présentation de la Tenue en ces termes.
Avant de passer dans un élément qui te sera plus commun, que dirais tu Belle lieutenante de prendre un cours de Kendo, voir de Iaido ou de Jujistu. Ces tenues nous servirons d'armures. Elles servent aux Kendoka , nous en l'occurence pour l'occasion, ceux qui pratiquent le Kendo et se compose d'une veste Keikogi et d'un large pantalon Hakama traditionnel dans ce lointain Empire d'où cette forme particuliere de combat est issue.Cette tenue est complétée d'une armure de protection Bogu composée d'un masque le Men, de deux gants rembourrés, les Kote, d'un plastron, le Doet d'une protection du ventre et des hanches, le Tare.
Un paravent fut tiré dans un coin de la Piece par Pippa qui leur remis à chacun une missive. LLyr mit la sienne sur le Banc à la tenue Noire, indiquant que la Blanche était pour Mel. D'un sourrire, il quitta son justaucorps laissant apparaitre une certaine musculation pectorale et abdominale non négligeable.
Ton Boudoir est dressé je pense, lui indiqua LLyr, Pippa va t'aider à mettre tout cela. Je te promets apres cet échauffement que tu pourras utiliser toutes armes presente ici.
Il joint le geste à la parole et designa le rack où se trouvait ce qui semblait etre la collection la plus complete et exhaustive de ce qui se faisaient en Armes blanches, tranchantes, d'estoc, de pointe ou contendantes, européenne ou non. Puis torse nu, il défait sa ceinture large de soie et pose sur la table basse sur un presentoir à cet effet les Jumelles l'une sur l'autre.
Il revet ensuite une ample chemise frappé en son coeur d'un etrange dessein dans un cercle, semble t il une grue ou un Cygne, le meme que l'on retrouvait sur la garde (le Tsuba), le pommeau et le fourreau des jumelles. N'ayant pas vu les lames un petit quelques chose faisait dire qu'on le retrouverait aussi..
Attendant que Mel ait fini de se vestir, LLyr s'assit en tailleur au milieu de la piece, le Men à ses cotés, le Bokken tiré du presentoir où d'autres attendaient, était devant lui, ses mains sur ses genoux, yeux fermés, comme si le temps n'existait plus vraiment. |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Depuis qu'elle avait quitté la salle voutée en compagnie du duc, elle souriait du hochement de tête et du clin d'oeil que Kirah lui avait adressé avant de suivre Pippa vers sa chambre. Que pensait la Capitaine en lui souriant ainsi si malicieusement!? Mélissande s'amusait à imaginer tout ce qui avait pu traverser l'esprit de son amie... mais elle était surement très loin d'imaginer le duel qui allait se poursuivre aux armes, apparemment!
Dès l'arrivée au Jardin d'Hiver, la Lieutenant est heureuse de découvrir une pièce toute ouverte sur l'extérieur. L'ambiance particulière, aux couleurs pastel chaudes, contrastait armonieusement avec le paysage enneigé alentour. Mel entre dans la pièce, au bras de Llyr... qu'elle finit par lacher lorsque celui-ci s'arrête pour présenter les tenues traditionnelles de l'art du combat dont il allait faire démonstration. Alors que le duc prend la parole, elle lache donc son bras et se dirige vers l'armure mentionnée, l'air intriguée. La confection et les matériaux de cette armure étaient particuliers et étranges. Par contre, il s'en dégageait une certaine force et puissance qui plaisaient à la guerrière. Sans aucun doute, les combattants qui revêtaient ce genre de tenue devaient être d'habiles guerriers et impressionner leurs adversaires rien que par leur allure.
Le regard de Mel est alors attiré par Pippa qui tire un paravent dans un coin de la pièce, avant de lui apporter un parchemin. La lieutenant prend la lettre tout en adressant au duc un regard enchanté et déterminé. Elle venait également de remarquer qu'il la tutoyait à présent... ce qui n'était pas pour lui déplaire mais rendait son attitude d'autant plus défiante.
Alors qu'elle le regardait sans rien dire, il retire son justaucorps sans la quitter des yeux.
| LLyr a écrit: | | Ton Boudoir est dressé je pense... |
La jeune femme ressentait tout le culot de cette provocation pourtant née d'un geste anodin. Elle relève légèrement le menton et répond d'un sourire en coin et d'un regard narquois... avant de se diriger vers le paravent, où elle est rejoind par la servante. Juste avant de passer au derrière, elle s'immobilise, pose une main sur la paroi et se retourne vers Llyr qui lui désigne le présentoir imposant d'armes blanches. Le regard de la louve se perd un instant dans les reflets métalliques des lames brillantes... Nul doute qu'elle allait prendre plaisir à la situation. L'adversaire semblait de taille et sûr de ses acquis (et non sans charme... hum...). L'intérêt de la guérrière était encouragé par ces épées et autre couteaux ou lances dont elle affectionnait particulièrement l'usage, le tact et la dangerosité.
Lorsqu'elle sort de sa contemplation, elle tourne la tête pour en découvrir une toute autre... Llyr maintenant torse nu était en train de défaire sa ceinture. La jeune femme ne peut empêcher une petite moue gourmande de sa bouche avant de se glisser derrière le paravent un sourire excité au lèvres: le sieur était trop sûr de lui, il aurait à prendre garde de la vivacité de la louve.
Alors que Pippa se glissait à sa suite, Mel déssert les doigts qui tenaient la missive reçue il y a un instant. Elle l'ouvre et en lis rapidement les quelques lignes.
| kirah a écrit: | Ma lieutenant,
Je t'ai vue là bien engagée... L'issue de ton duel je ne la connais pas, mais je connais ton don en la matière et te fais confiance pour te défendre aussi longtemps que la forteresse ne sera pas démantelée à l'entier. Je te souhaite cette joute à la mesure de tes dons, et qu'elle t'apporte l'exaltation et le plaisir que ressent tout bretteur face à un adversaire de taille. Cependant, lorsque cet combat aura trouvé sa fin, je souhaiterais que tu rejoignes soit Blois, soit Montmirail. Les nouvelles de nos soeurs sont alarmantes. Tu m'as vue bien entourée, je te préfèrerais auprès de nos soeurs, pour leur apporter le soutien qu'il m'est impossible de leur amener par moi meme. Tu es ma lieutenante, je n'ose imaginer personne mieux que toi pour ce faire.
Bien à toi,
Kirah |
Au fur et à mesure de sa lecture, la jeune femme ne peut retenir un petit gloussement amusé des voeux que sa Capitaine lui formulait pour ce duel qui s'annonçait très intéressant. Par contre, le visage de la Lieutenant se fronce dès qu'elle découvre la mission que Kirah lui désignait par la suite. La Pair ne voulait donc pas qu'elle l'escorte... Les Dames Blanches étaient mobilisées par le Roy, elle était chargée de les rejoindre et de les soutenir. Bien que Mel prenait son rôle à coeur au sein de l'Ordre, imaginer Kirah rejoindre la Normandie sans elle, avec elle ne sait quelle protection, lui donnait quelque appréhension. Mais elle savait que quoiqu'ait décidé Kirah, elle aurait du mal à l'en dissuader et à se soustraire à son devoir vis-à-vis des Dames Blanches.
La jeune femme est sortie de sa lecture et de ses songes par Pippa qui lui présente la veste qu'elle devait enfilée. Le regard de la servante se faisait pressant (elle n'aimait pas faire attendre son seigneur). Mel lui adresse alors un regard franc traduisant clairement ses pensées: "Même si le sieur est pressé, il attendra bien que je soit prête!"
L'avertissement était plus bravant qu'autre chose... La jeune femme dépose la lettre sur le banc, détache le large ceinturon qui portait son épée et le pose au sol, précautionneusement parallèlement à l'axe du banc. Lorsqu'elle se redresse, elle défait les boutons de son gilet ceintré, le pose sur le banc, fait de même avec sa chemise de lin blanc qui ne portait pas de bouton, en la retirant par le haut. Détachant ses braies qu'elle laisse choire au sol, elle ne portait plus maintenant qu'une fine chemise de coton qui lui descendait jusqu'à la taille et sous laquelle on devinait un buste ferme, finement athlétique, une poitrine rebondie presque adolescente (malgré la vingtaine d'année de la guerrière). Le reste de son anatomie, directement visible, traçait les contours d'un corps svelte, élégamment consistant et athlétique. Peu timide, Mel se retourne vers Pippa et lui tend les bras ironiquement en lui soufflant, moqueuse:
Je suis tout à vous... faites-moi toute belle!
Sans mot dire, la servante s'exécute non sans laisser transapraitre une certaine irritation devant la fierté de la Lieutenant. Elle l'aide tout d'abord à enfiler le hakama dont elle noue la ceinture autour de la taille fine de la jeune femme. Elle lui fait ensuite passer le keikogi dont elle croise les revers sur sa poitrine, selon un rituel bien précis, puis noue une large ceinture de tissus autour de la taille pour les tenir en place. Ainsi vêtue, le pantalon bouffant et la veste serrée près du corps mettaient en valeur ses avantages féminins, une taille et des hanches que l'on aimerait saisir, une poitrine éffrontément intrigante. "Dans ce genre de tenue, les femmes guerrières de cette contrée doivent envouter autant que dominer leurs adversaires masculins!" se dit-elle en souriant avant de sortir de derrière le paravent.
D'un pas calme et sûr, la jeune femme se dirige vers le centre de la salle pour rejoindre Llyr qui s'y était assis. En le contournant en partie, elle le voit les yeux fermés et un bokken devant lui. Elle tourne alors les yeux vers le présentoir où étaient accrochés les autres puis s'en approche. Elle les passe en revue un à un avant de poigner dans un des plus légers, en bois blanc vernis. Elle ne savait pourquoi elle avait choisi celui-là... peut-être tout simplement parce qu'il l'avait appelé, parce que sa légèreté contrastait bien avec la fougue qu'elle était capable de fournir lors d'un combat... Le bokken en main, elle se retourne et s'approche à nouveau de Llyr, en fixant ses yeux fermés, son visage détendu comme endormi. Elle s'immobilise devant lui à deux ou trois mètres, reste debout, le bokken dans la main du bras droit pendant. Elle ne dit rien pour sortir le duc de sa torpeur et se contente de l'observer et de s'imprégner de son calme... Mais son regard se fait curieux, défiant, intrépide... elle attendait le moment où ils allaient se mesurer. |
| LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver] Yeux toujours clos
Cette tenue te va à ravir, on la dirait taillée pour toi. Ne soit pas surprise, non je ne t'ai pas vue arriver, j'ai entendu les soieries et le lin de froisser en de bons termes ce qui me fait dire que la tenue te va bien. Le pas leger sur le parquet pour allez prendre un bokken, me le dit aussi.
Ouvre les yeux Charmante...
Se met sur ses genoux dans un geste fluide Comment veux tu commencer cet échauffement ? *sourrire mysterieux* Que je te donne les points à atteindre ? ou veux tu de suite essayer l'attaque, je vois déjà que tu tiens l'objet par le bon coté c'est déjà cela *rire taquin* |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
La jeune femme reste encore quelques secondes silencieuse devant le duc avait que celui-ci, tout en gradant les yeux clos, s'adresse à elle d'un ton presque familier et délicatement charmeur. Elle sourit de l'ironie de la situation et de ce qu'il dit. L'homme aimait observer, ressentir pour juger et évaluer... Elle appréciait... plus la manière que les mots.
Puis il ouvre les yeux... Un seul mot prononcé... mais le sourire satisfait de son effet qu'il arbore amuse la jeune femme comme il lui donne envie de le lui faire ravaler. Mel pose alors sa main gauche libre sur sa hanche, décale son déhanché sur la droite, comme pour poser, alors que Llyr se met à genoux.
Il pose une première question... Elle ne sait que répondre face à ce sourire mystérieux.
Il pose d'autres questions qui se font plus propositions et...
| LLyr a écrit: | | ... je vois déjà que tu tiens l'objet par le bon coté c'est déjà cela. |
Le rire est provoquant... Il ose... Elle ne réfléchit pas, instinctivement elle réagit. Elle sourit, avance son bras droit armé. Sa main gauche quitte la taille pour rejoindre sa soeur sur la poignée du bokken. Le mouvement est calme. Le regard de la louve répond au défi par un pétillant ambitieux. Elle présente l'arme de bois, mettant en jout Llyr toujours à genoux au sol, les mains fermées sur les genoux. Le sourire taquin du duc... Une étincelle traverse les yeux la louve! Un petit élan, une impulsion de sa jambe gauche qu'elle avait reculé comme appui, son pied droit qui bondi en avant, ses deux bras s'abattent vers le visage de Llyr. Elle ne retient pas son coup, elle sait par le calme et la sérénité du duc qu'il peut contrer facilement le coup...
En effet, l'arme de Mel ne fend que le vide. D'un mouvement rapide, réagissant au quart de tour à l'attaque de Mel, il roule sur le coté en emportant le bokken coucher devant lui. Stabilisant la fin de la roulade en appui sur un genou et un pied, il fait tourner son bras armé et du plat du bois frappe le fessier de la guerrière. Ainsi encouragée dans son élan, celle-ci doit faire deux ou trois pas en avant pour reprendre son équilibre. Le duc jubile, il rit ouvertement.
Mel se retourne vers lui, le regard rageur et déterminé. Elle sourit ironiquement.
Ce n'est que l'échauffement, dis-tu?
A peine a-t-elle fini sa phrase qu'elle bondit à nouveau vers lui pour lui donner un coup oblique en direction de la tempe gauche (qu'il aurait appelé hidari-men) suivi d'un coup d'estoc à la gorge (tsuki). Elle ne dit rien, ne crie rien... par contre chaque effort et mouvement de bras est ponctué d'une expiration profonde. |
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Dernière édition par le Ven 21 Déc - 11:19, édité 1 fois |
|  | | LLyr di Maggio Maistre de céans

Nombre de messages: 2807 Age: 36 Date d'inscription: 17/12/2007
 | Sujet: Re: Guerre et Paix dans un jardin enneigé Ven 21 Déc - 11:18 | |
| | LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
LLyr rit, oui il rit, il s'amuse, non au dépends de son adversaire, mais parce que tel un marmot il s'amuse, sans haine, ni fierté, juste pour le plaisir de jouer. Et quel jeu ! A la hauteur de ses espérances. La dame n'est pas une habituée des Arts de l'Extreme Orient, peut d'Européens le sont à vrai dire et encore moins ceux qui ont pu bénéficier de l'instruction d'un Sensaï particulier pendant des années.
Il se revoit encore à la place de Mel, petit la premiere fois face à cet homme pas bien grand, les yeux bridés, calme, comme la brise au matin sur une mer d'huile. Il se rappelle de sa fougue à vouloir lui casser le bokken sur la tête et le rire du Maistre qui fluide comme l'onde, habile comme un singe esquivait encore et encore ses attaques d'europeen, tout en puissance.
Il se rappeller de ce cours où il lui avait demandé de lui faire voir la puissance de son Art et où le jeune LLyr avait avec un braquemar presqu'aussi lourd que lui broyé, arraché, meurtri une armure entiere pour finir tout en sueur.
Le Maistre lui avait fait preuve que la Force et la Puissance était tout autre chose que cela. Il avait pris sa lame, son katana, l'une des deux jumelles dont LLyr était dorénavant le possesseur et avait lancé un très très léger voilage dans l'air. Celui ci était retombé comme une feuille morte sur la partie tranchante de l'arme et s'est fendue sans un bruit. Le Maistre en rengainant avait fait un moulinet du poignet. Le Clic du Tsuba contre le fourreau avait déclenché la rupture, tranchée, en deux pieces du platron. Là residait la puissance de celui qui maitrisait la Voie du Sabre, sa Force, son plaisir, sa sérénité.
Alors oui LLyr riait de cet échauffement, de bon coeur et non par moquerie. Il esquivait tant et bien les coups de son adversaire, la repoussa de la pointe du Bokken qd celle-ci se montrait plusque compétente au fur et à mesure.
Il ne put s'emepcher nénamoins de la taquiner en reprennant un vouvoiement espiegle.
Je crains Belle dame, que vous m'évitez... |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Llyr pare le coup oblique avec son bokken dont il utilise la tranche pour faire glisser celui de Mel. Il évite le coup d'estoc facilement simplement en décalant sa ligne d'épaule sur le coté, et du revers de la main repousse l'épaule de Mel de l'autre coté. La louve déstabilisr doit à nouveau faire quelques pas avant de revenir à la charge. Elle y met beaucoup d'entrain, essaie d'apprendre à manier cette arme à la forme bizarre qu'elle ne connait pas.
En face d'elle, Llyr rigole telle un enfant qui n'avait plus joué depuis longtemps et avait enfin trouvé compagnon de récréation. Mais cela agace la guerrière qui s'échine à essayer de le toucher. Elle était autant énervée de ne savoir utiliser correctement son bokken que de voir Llyr se contenter de parer ses attaques... Elle apprendrait bien plus vite s'il lui montrait lui-même comment elle devait s'y prendre.
Au bout d'un énième mouvement que Llyr laisse dans le vide, Mel se sent près à exploser...
| Llyr a écrit: | | Je crains Belle dame, que vous m'évitez... |
Elle sert les dents et s'apprétait à lancer quelque juron à la figure du duc qui se jouait d'elle... mais elle se fige finalement, une image lui revenant brusquement à l'esprit. Elle ferme les yeux et revoit...
Golitor... son maître d'arme... en face d'elle... qui se gausse de lui torturer les articulations du poignet, les muscles des jambes pour la mettre en position si inconfortable, l'obligeant à répéter maintes fois un mouvement... elle se revoit le haïr, à certains moments, des remarques narquoise qu'il lui jète à la figure, des tours moqueurs qu'il lui joue pour la pousser à la faute... Lui avait jouer avec le caractère impulsif de la louve pour la toucher et l'encourager à apprendre... Un peu comme Llyr était en train de le reproduire (si ce n'est que celui-ci ne prenait aucune initiative^^).
Toujours immobile à trois mètres de Llyr, elle sourit à présent calmement et réouvre les yeux pour lancer un regard perçant au duc qui n'avait pas bouger. Sans bondir cette fois, avançant d'un pas rapide et sûr, elle revient vers ui et recommence à porter des coups. Mais cette fois plus d'emportement, plus de hargne aveugle... par contre, insistance, instinct, détermination. Ils reculent et avancent maintenant à peine de quelques pas. Llyr doit maintenant utiliser son arme pour parer chaque assaut de Mel. Elle change de direction à chaque mouvement. Son regard est droit, fier. Elle ne semble dans un autre monde où elle ne réfléchit plus et utilise les forces de chaque mouvement de chaque déséquilibre pour le retourner contre le duc.
Le bruit des bois qui s'entrechoquent se fait martelant. Le ryhtme change régulièrement. A la sortie des lèvres des deux duellistes, leur souffle se condense sous l'air frais de l'extérieur qui envahit la pièce. Chaque geste provoque un mouvement d'air qui fait onduler la vapeur d'eau qui s'accumule autour d'eux... Ils deviennent silouette débattant dans le brouillard... |
| LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Enfin la sérénité, il aura fallut quelques temps pour que la rage fasse place à l'experience et aux reflexes. C'est mieux meme, Mel s'en donne à coeur joie, se liberant laissant son corps prendre le dessus par reflexe sur la pensée, la Main avant l'esprit.
Dans une esquive, LLyr profite de l'élan de son adversaire pour une nouvelle fois lui faire une poussée fessiere. Il profite des deux ou trois pas de stabilisation pour enlever son Men et le laisser choir au sol laissant quelques cheveux collés par la sueur naissante sur son front.
Cheveux détachés, il se met en position dicte Seiza, c'est à dire les deux genoux en terre.
De nouveau les yeux se ferment, la respiration se calme en l'attente de l'arrivée de l'adversaire. LLyr cherche le parfait apaisement et la réceptivité par la sensation d'"être" (Ushin). C'est lorsque la raison ne raisonne plus et que toute pensée est mise au silence que LLyr atteint le Mushin, le Vide, la Vacuité.
Il sent les pas de son adversaire venir à lui, le parquet transmet parfaitement les secousses des pas mesmes glissés. ses yeux se ré-ouvrent, enflammés, sereins, empreints d'une détermination sans égale, presque de la fureur dans les prunelles. Il se relève, brusquement à son arrivée, tout en fluidité et frappe dans un cri surprenant et pétrifiant, tout en pointe, décollant le Men de la tête de Mel dans un mesme mouvement.
Le coup et précis, sans appel, le Men retombe quelques pas plus loin, la pointe du bokken touche à peine le nez de Mel, le frole, le caresse presque, son propre bokken encore relevé pres à frapper.
Les flammes partent, le sourire revient et avec lui la chaleur dans la voix.
Il m'est quand meme plus agréable de voir d'aussi beaux yeux plutot que de les voir cacher derriere un une épaisse protection.
*LLyr abaisse son bokken et le passe dans son obi (ceinture)* Fais attention, tu as un leger défaut de garde qui fait que tu laisses ton coeur à découvert une fraction de temps quand tu attaques. Quelqu'un qui tu verrais combattre pourrait en profiter par la suite. Casse légérement ton poignet vers le bas pour éviter cela.
Delicatement LLyr, prend le poignet armé et le met en position Avec le bokken tu apprendras que la meilleure attaque reste celle que tu ne portes qu'une fois. Le reste du temps reste attentive, esquive, ne t'epuises pas. regarde tu es presque tétanisé et tu as le souffle fort par l'échauffement.
En tout cas joli début, tu te débrouilles fort bien.
LLyr se place à ses cotés dans la mesme position d'attaque je vais t'apprendre quelques enchianements simples que tu pourras repeter par la suite, si un jour tu veux t'entrainer. Suis le mouvement... |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
A nouveau, Llyr parvient à la repousser. Mais lorsque Mel se retourne, il est à genoux au sol, le visage découvert, les yeux fermés, les poings fermés sur son bokken. Que lui réserve-t-il? Pas le temps de se poser la question... Elle s'approche, s'apprète à frapper...
Un cri retentit. Un mouvement particulièrement rapide fend l'air. Le Men de la jeune femme qui s'envole et attérit un peu plus loin.
Mel n'a pas achevé son coup. Elle s'est pétrifiée au moment où elle a croisé le regard firibond de Llyr et où le cri a explosé. Immobile, l'arme de bois juste à coté de son nez, elle regarde maintenant le duc les yeux écarquillés, consciente que tout le geste avait été inconsciemment calculé.
| LLyr a écrit: | | Il m'est quand meme plus agréable de voir d'aussi beaux yeux plutot que de les voir cacher derriere un une épaisse protection. |
La voix et le regard masculins s'adoucissent à nouveau... Mais la louve n'écoute qu'à moitié la raillerie, les oreilles encore sifflantes à cause de la détonation. Elle écoute vaguement les conseils qui lui donne et suit d'un vague regard les mains de Llyr qui replace son poignet. Elle tremblait et respirait fort, certes... mais cela était plus dû à la surprise de l'attaque qu'il venait de déployer plutot qu'à une réelle fatigue. Contrairement à ce qu'on pourrait croire en la regardant frapper sans retenue, elle avait bonne résistance et force économe.
Elle sort de la tropeur et de la déception qui l'avait envahit en réalisant son impuissance face à l'attaque... alors que Llyr se place à coté d'elle.
| Petitangelot a écrit: | | je vais t'apprendre quelques enchianements simples que tu pourras repeter par la suite, si un jour tu veux t'entrainer. Suis le mouvement... |
Franchement sur la défensive, elle le regarde alors faire et essaie de reproduire les gestes, tentant de se détendre à nouveau... De compagnons de jeu, ils étaient devenus professeur imposant et novice fébrile. |
| LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Quelques Katas (passe d'armes chorégraphiés), LLyr regarde en coin Mel tout en lui apprenant quelques bases qu'il pensait de bon ton. Il avait déjà en tête le cadeau qu'il lui ferait à son départ comme remerciement d'avoir joué le jeu et d'avoir voulu et fait la démarche de concourir. La Joie de la Jeune femme s'est semble t il évanouie par le coup porté pour cloturer l'échauffement.
LLyr s'en mordait les levres.
Il s'arreta en plein milieu d'une passe et lui fit face.
Je m'excuse
*Mine suspicieuse et surprise de Mel*
Ne me regarde pas comme cela, j'ai juste dit "je m'excuse" je ne t'ai pas demandé en mariage *rire*
J'y suis peut être, surement même, totalement... allez faut bien l'avouer aller un peu fort lors de ta dernière attaque. Je voulais juste te prouver l'importance du bon moment lors d'une attaque que la surprise était souvent essentiel à la victoire dans un duel. Te faire découvrir une autre façon de penser, la mienne, pour que tu puisses me connaitre.
Décompresser par la suite pour rétablir le calme dans la passe d'armes. Je ne fais que me comporter en professeur au lieu d'etre un hote aimable.
Excuses moi. *air contrit*
Je ne voulais en aucun cas te blesser, ce n'était vraiment pas le but qui était plutot d'échanger et de nous connaitre autrement. Pour la peine, échangeons les roles, équilibrons les si tu preferes. Tu vois le rack là bas, choisis ce que tu veux comme armes, celles que tu maitrises le plus, tu trouveras un bouclier d'argent plain à coté si tu aimes ce style
C'est à mon tour de prendre une leçon... |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Concentrée sur ce que lui expliquait et montrait Llyr, Mel s'applique froidement, prend bonne note des conseils, répète les mouvements. Elle remarque à peine les regards du duc qui semblait épier ses réactions... jusqu'au moment où l'homme s'arrête en plein milieu d'une passe et se flanque devant elle. Mel s'immobilise et se redresse d'un coup, surprise de sa réaction.
| LLyr a écrit: | | Je m'excuse. |
Le regard soupçonneux, elle se demande bien ce qu'il mijotait encore.
| LLyr a écrit: | | Ne me regarde pas comme cela, j'ai juste dit "je m'excuse" je ne t'ai pas demandé en mariage. |
Le visage interloqué de la louve se détend. Llyr tente de se justifier et un sourire étire les lèvres de la jeune femme. Elle regarde un instant le sol, les yeux plissés d'amusement, mais gênée de la situation... Il avait été particulièrement démonstratif mais elle avait surtout très mal accusé le coup de sa fragilité. Lorsqu'elle relève les yeux vers les siens, elle retient un rire et, d'une moue, lui fait comprendre que cela n'était pas bien grave. Elle prend une large inspiration avant de soupirer exagérément comme une mère le ferait avec son marmot désobéissant.
La leçon avait au moins le mérite d'être claire!
Le ton était amusé et reconnaissant d'avoir briser le rapport froid de professeur à élève qui s'était installé entre eux.
Llyr lui montre alors du bras le présentoir où étaient rangées toutes ces armes à la lame reluisante... Elle lui offre un sourire satisfait et malicieux avant d'aller replacer le bokken sur son support. A nouveau, un regard espiègle vers Llyr puis elle fait quelques pas vers le rack et parcourt à nouveau chacune des armes une à une. Elle laisse trainer ses doigts sur le métal... Elle semble presque en admiration. Puis elle s'arrête devant une lame fine et particulièrement étincelante. De la main droite, elle en prend la poignée et retire la rapière du présentoir. De quelques mouvements légers et directs, elle imite calmement un bater puis une fente...
Nouveau regard souriant vers Llyr, un peu plus pétillant, heureuse du cadeau qu'il lui faisait en la laissant choisir. Mais l'attention de la guerrière revient rapidement sur le rack et fixe de suite une grande dague. Elle la prend de la main gauche et de mouvements de poignets, elle la fait tourner rapidement, faisait chanter l'air autour de la lame.
Radieuse, elle revient au centre de la pièce, les bras armés mais relachés et pendants. Alors que Llyr allait choisir ses armes, la belle sauvage lui dit d'une voie calme mais perceptiblement audacieuse:
L'ambiance n'est pas à la leçon mais au jeu, messire l'hôte!
Elle relève la pointe de ses lames... les frotte doucement l'une sur l'autre pour profiter du bruit métallique.
Alors jouons... et je te rends l'initiative d'entamer la joute.
Adorablement provocante, elle le salue en présentant la lame verticalement devant son visage, un sourire au coin des lèvres. Elle le met alors en jout attendant qu'il vienne à elle. |
_________________ Avatar(c)(t)(r) 2006- Fay'Raya |
|  | | LLyr di Maggio Maistre de céans

Nombre de messages: 2807 Age: 36 Date d'inscription: 17/12/2007
 | Sujet: Re: Guerre et Paix dans un jardin enneigé Ven 21 Déc - 11:20 | |
| | LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
| Citation: | | La leçon avait au moins le mérite d'être claire! |
LLyr marmonne en sourriant : Gnia, Gnia, Gnia, Gnia, ... Puis regarde Mel choisir et prendre une rapière et une dague dans le rack. Oh bien sur les armes sont non letales, mouchetées ou émoussées, mais de voir Mel prendre et adopter ce style de combat fit sourrire en coin le Duc du Lavardin.
Savait elle que ce style s'appellait la Garde Italienne tout autant que Danseur d'Epée ? Il fallait sacrement oser pour adopter et vouloir jouer à la Danse des épées avec un génois, enfin mi génois, mais génois quand meme...
Ce n'est donc pas sans un franc sourrire que LLyr passa en revu lui mesme le rack à la recherche des armes qu'il souhaitait prendre. Il opta pour une rapiere, coquée, à l'identique de Mel et à la place de la dague une main-gauche plus adapté à ce style d'entrainement ou de combat selon lui.
Certes il était moins expert dans ce style de combat, mais cela restait tout de mesme le premier style qu'il avait appris comme tout fils de Prince Marchand génois qui se respectait. De longues années de pratiques et d'entrainement revinrent donc au galop lors de la prise en main des armes.
Il revient au centre de la salle, pieds joints, armes sur les cotés. Mel perore et le pîque en se mettant en garde.
| Citation: | L'ambiance n'est pas à la leçon mais au jeu, messire l'hôte! Alors jouons... et je te rends l'initiative d'entamer la joute. |
LLyr salue, d'abord la Terre, nourriciere, celle qu'on abreuve de son sang, puis le Ciel où vont nos pensées et nostre âme, puis place la tranche de la rapiere au niveau de son nez pour saluer son adversaire et se rappelelr que le combat est une dualité adversaire contre adversaire, vie contre vie, qu'un simple tranchant ou pointé peut tout faire basculer.
Les pointes se touchent, la main gauche et en position haute. Le bruit de cisaille des pointes devient tintement cristallins, battement , comme un coeurs, comme deux coeurs battant à l'unisson pour la Vie, pour la Gloire, pour l'espoir, mais certainement pas pour la Mort.
Puis LLyr se fend, en pointe direct au coeur pour voir si dame a compris la leçon. Un éclair de peur dans ses yeux qd elle comprend l'astuce, mais pleine d'aise elle dévie le coup. Elle pare et contre. Il contre-pare et revient à la charge.
Marches, retraites, balestras, bonds arrière, passes avant et arrière et les fentes se succederent pendant un moment. Puis LLyr fit un pas en arriere de plus que prévu.
Jouons dis tu ? ...Feinte, attaque en quarte, la dague dévie la pointe de la rapiere, la main gauche bloque celle adversaire....
Oui jouons c'est le mot. ...Les adversaires se dégagent, l'un prend garde haute l'autre en sixte...
Mais n'est il pas un peu court ? ...Préparation de coup de Jarnac, rapiere adversaire qui plonge vers le bas, mouvement de poignet pour passé en Nevers et dague qui fuse en contre attaque pour arreter l'action...
Car on pourrait en dire plus en somme ... ...Sourrire en coin, pied qui se déplace, garde inversée, attente... |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
La jeune femme voit alors Llyr saluer la Terre et le Ciel... Elle ne peut s'empêcher de sourire amusée de voir tant de manière, elle qui se comportait de manière beaucoup plus instinctive et personnelle.
Le salut rendu, les deux bras armés des rapières s'avancent pour toucher la lame adverse. Le regard qu'échange les deux bretteurs en dit long sur l'excitation et la curiosité montantes de découvrir l'autre au bout de son épée. Llyr n'attend pas plus et répond à l'invitation de Mel en lançant une fente très rapide... Les yeux de la jeune femme s'ouvrent grand en présentant arriver le coup, elle pare sans trop de problème... Le bal commençait!
La louve n'avait pas le style académique et très noble de Llyr. Une arme blanche à la main, elle se faisait plutôt sauvageonne, jouant de combinaisons peu courantes, et surprenait beaucoup d'adversaires par son culot. Instinctif était le mot... elle avait cela dans le sang. Au fil des mouvements, d'abord simplement académiques, pour observer l'autre puis plus rapides et recherchés pour tester jusqu'au bout la qualité de l'autre,... un sourire ne quitte plus les lèvres de la guerrière. Elle prenait un plaisir certain à cette étrange valse. Etonnament, cette une arme à la main qu'elle aimait apprendre à apprécier un homme. Dans l'intimité d'un duel, les regard et les attitudes sont beaucoup plus sincères que caché derrière le protocole de bonne conduite lors de soupers de courtoisie.
En plein enchainement, Llyr recule suffisamment pour briser le silence rythmé jusqu'alors du seul bruit des lames s'entrechoquant.
| LLyr a écrit: | | Jouons dis tu ? |
Il revient sur elle. Deux mouvements, il dévie la pointe de la rapière et bloque le mouvement de l'autre main. Ils sont au corps à corps de face.
| LLyr a écrit: | | Oui jouons c'est le mot. |
Regard aguiché et pétillant de la jeune femme: elle n'attendait que cela. Ils se repoussent pour se jauger à nouveau, prêts à frapper de rechef.
| Llyr a écrit: | | Mais n'est il pas un peu court ? |
Llyr garde l'initiative et entreprend l'exécution de quelques bottes secrètes... connues également de la jeune femme, qui en apprécie cependant la qualité d'enchainement. Llyr arrête à nouveau l'action...
| Llyr a écrit: | | Car on pourrait en dire plus en somme ... |
Sourire en coin qu'elle lui rend. Quelques pas de coté pour le narguer. La louve provoque... c'est sa manière de séduire. A elle maintenant d'entrer quelques mouvements... Elle envoit d'abord, en marchant, une attaque composée assez large et mal couverte, d'ailleurs prudemment retenue, mais qui ne touche pas. Puis elle recommence la même attaque, ou plutôt la commence seulement. Cette fois Llyr tend sur le bras allongé et dans les feintes larges de Mel. Elle replie alors un peu le bras, prend prime coupé sur la tension avec une vitesse foudroyante. La prime, fort difficile à exécuter dans la position raccourcie de la garde, devient plus aisée le bras allongé, avec un très léger repliement. Au lieu de la prendre en parade, elle la prend en contre-tension. Amené là où elle le voulait, Llyr se retrouve coincé. Elle profite de la seconde de surprise pour le faire glisser sur son coté, pivoter sur elle même pour frapper du plat de sa rapière les fesses musclées de Llyr. Lorsqu'il se retourne, elle le regarde l'allure victorieuse.
Nous voici sur pied d'égalité!
Elle le salue ironiquement tout en pensant qu'elle ne se contenterait pas de cela et chercherait l'avantage. Elle revient à la charge cette fois avec des coups plus traditionnels et simples. Lors d’une attaque triplée Llyr est pris de court par un mouvement en avant de Mel. Au moment où il se déséquilibre en avant pour pousser son attaque, Mel s’avançe au devant de sa garde faisant glisser la lame le long de son bras... pour de l'autre main, armée de la dague, venir fendre la ceinture du keikogi qui ainsi libère les pans de la veste.
Profitons du frais de l'hiver!... Il fait trop chaud sous ces lourdes tenues!
Elle attendait avec impatience de voir comment il allait réagir et jubilait déjà de pouvoir en profiter. Elle se mordille la lèvre inférieure d'enthousiasme. |
| LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
| Citation: | | Nous voici sur pied d'égalité! |
Vostre fessier vaut bien deux fois le mien, s'exclame LLyr tout sourrire, il l'avait bien merité apres tout.
| Citation: | | Profitons du frais de l'hiver!... Il fait trop chaud sous ces lourdes tenues! | Un point pour toi.
LLyr profita du petit répit pour retirer le Kendogi et le plastron de protection plus genants maintenant qu'autre chose, le laissant torse nu au dessus du Hakama.
Il profita alors de la legereté de sa vesture, fulgurant coups, et alors que le regard de Mel était sur Lui pour feinter de la main gauche la surprenant. Il pointa et arracha l'attache de son plastron pectoral, laissant le plastron pendouiller a moitié sur une épaule.
Il n'y a pas de raison que j'ai avantage sur toi lui dit il tout sourrire.
Il recula et se remit Garde haute, la main gauche retournée, lame contre son avant bras. Semble être à l'écoute puis déclame
Avis donc aux badauds Qui trouveraient plaisant au milieu de ce paysage, Et si le plaisantin est noble, mon usage Est de lui mettre, avant de la laisser s'enfuir, Par derriere, mon pied au céans, et non du cuir !
Une petite voix alors s'exclama, Pippa sortie de derrière le paravant Que messire me pardonne je ne voulais le déranger C'est que la Dame blessée, celle que vous avez invitée... Oui quoi ? Parle m'enfin de ce pas ! Elle voudrait que vous accediez à sa demande Sa demande ? Oui messire, a propos de la veste qu'elle desire Oh Ca ? Fournis lui je te fais confiance pour son plaisir Et Pendant que tu y seras prepares les cadeaux pour nos invités Que tous puissent repartir sereins et comblées N'oublie pas la Roms dans ton travail Je pense que les deux pots en cuisines seront un present qui vaille. Oui messire, bien messire je fera cela ... Pippa ? Oui Messire ? Tu peux disposer ? *rire* Euh.... Oui messire, bien messire...
Toujours fixant les Yeux de Mel, LLyr sourriait. Pippa dans son dos, partie à petits pas, fort contrite de s'est fait prendre à espionner son maistre, plus pour le fait de s'estrre fait prendre d'ailleurs que pour le fait d'avoir reçu sa peine de travail. LLyr n'avait pas bougé de toute la diatribe, ses yeux argenté fermement planté dans le regard de Mel
Nous reprennons ? |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Le sourire de la louve se fait étonné lorsque Llyr s'immobilise et lance une tirade avertissante... puis la jeune femme voit Pippa sortir de derrière le paravent. Elle retient un rire et revient aux yeux de Llyr qui ne la quittaient pas. Regard cette fois complice et amusé de la situation. La connivence qu'ils partageaient tous deux depuis quelques échanges rapprochaient plutot cela de l'intimité... malgré la combattivité de l'échange.
Mais alors qu'il donne les consignes à la servante, Mel a tout loisir de profiter du spectacle... L'homme bien d'applomb sur ses pieds, les mains armées, torse nu au dessus du pantalon large qui faisait ressortir les moindres particularités du buste... Plaisante contemplation que cette peau ferme, tendue par le froid, l'effort et la musculature... La jeune femme, aurait-elle quelque tentation d'aller juger personnellement du palper?
Dès que Pippa disparait hors de la pièce, Mel détache les derniers liens qui retenait son plastron et le laisse tomber au sol un peu plus loin. Peu habituée au kendogi, elle ne se sentait pas suffisamment à l'aise sous cette épaisseur. Elle pose ses armes au sol et, sans quitter Llyr des yeux, se redresse, défait sa ceinture et laisse glisser la veste au sol. La chemise à manches longues, qu'elle avait garder en dessous était suffisamment légère que pour laisse deviner le contour de la poitrine menue, dont un fin lacet de cuir fermait le décoleté. L'attitude assurée de la guerrière avait don de provocation effrontée et de séduction. Elle s'accroupit pour reprendre ses armes puis revient au devant du duc. Pendant toute la manoeuvre, le pétillant des yeux reste ironiquement défiant et gourmand de gouter à la suite.
Tu as raison... On ne se vante pas d'une victoire trop facilement gagnée!
Reprennons donc...
Nouveau salut de l'épée, en garde... Les yeux dans les yeux, la même étincelle parcourt leur regard et déclenche, telle une détonation, la reprise du duel. |
_________________ Avatar(c)(t)(r) 2006- Fay'Raya |
|  | | LLyr di Maggio Maistre de céans

Nombre de messages: 2807 Age: 36 Date d'inscription: 17/12/2007
 | Sujet: Re: Guerre et Paix dans un jardin enneigé Ven 21 Déc - 11:21 | |
| | LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Regards qui détaillent d'un coté comme de l'autre assaillent Appétissante, rassasiante vision de formes Regardez le Menu, mais etre là au regime plus qu'aux normes
Les regards s'aiguisent bien La Gourmandise vient Se laisser abuser par la tentative Illusoire ou invitation hative ?
En avoir le coeur net Etre trop rapide et etre un Benet Etre trop lent et laissez passer l'occasion De savoir si le coeur a raison.
| Citation: | | Reprennons donc... |
Comme un écho il sort de sa torpeur Au Diable les convenances et la Peur Se fendre comme si sa vie en dépendait Pour voir si la passion naissait.
Fermant les Yeux un instant Il apaise sa soif et son desir insistant
Attends ! *rire*. . .je choisis mes rimes. . .La, j'y suis.
Il fait ce qu'il dit et à mesure
Je jette avec grace ma main gauche feutrie, Que je lache lentement comme une pierre De la protection qui m'affaiblit, Et je tire ma rapiere; Aimant comme Hédon (Hédus) Agile comme Scaramouche, Je te previens, cher Mirmydon, Qu'a la fin de l'envoi je touche!
Les engagements de fer reprennent
Tac! je pare la pointe dont Tu esperes me faire don; J'ouvre la ligne, tu la bouches. . . Tiens bien ta broche, Myrmiddon ! A la fin de l'envoi, je touche.
Il annonce solennellement
Envoi. Douce, comme ce combat est bon ! Je quarte du pied, j'escarmouche, Je coupe, je feinte. . .
Se fendant. Il donne un coup de pied dans la Main gauche qui manque de le déséquilibrer, il partait pour désarmer la rapiere et c'est la dague qui fend l'air pour se planter dans le parquet. He! la, donc!
Il se rattrappe en plantant sa propre rapiere au sol, passe son bras d'arme autour de la hanche de Mel, la faisant tournoyer sur eux meme et dans le mouvement, lui dépose sur les levres un baiser tout en douceur. Mel s'étonne, LLyr sourrit d'un air "ma maladresse n'en était pas une" et lui dit toujours enlacés, nez contre nez.
A la fin de l'envoi, je touche! |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
| LLyr a écrit: | | Attends ! *rire*. . .je choisis mes rimes. . .La, j'y suis. |
Regard intrigué de la louve. Les premières rimes chantent et obligent Mel à retenir un rire. Avertissement prononcé: la touche à la fin de l'envoi! Petit défi lancé, réponse automatique de la louve. Les yeux dans les yeux, la même étincelle parcourt les regards des deux épéistes et déclenche, telle une détonation, la reprise du duel.
Tout au long des commentaires poétiques du bretteur, la jeune femme ne se déstabilise pas, fend, bondit, contre... sans pour autant être capable de se défaire d'un sourire enchanté et d'un visage éclairé d'exaltation.
Puis c'est alors qu'en plein enchainement, Llyr perd l'équilibre, lache sa dague qui se fiche dans le bois du parquet... Mel était prête à pouffer de rire en imaginant déjà le duc s'étaler au sol lorsqu'elle est emportée par le mouvement. Pivotant sur elle même, elle se retrouve enlacée par la taille, tout contre Llyr qui lui offre un bien délicieux dessert. Le sourir content de lui qu'il arbore efface rapidement la surprise de Mel pour lui confirmer qu'elle venait d'être victime d'une botte secrète plus que personnelle!
| Llyr a écrit: | | A la fin de l'envoi, je touche! |
Ses derniers mots au vibrato particulier sonne la fin de l'échange d'une bien délicieuse manière. Nez contre nez, serrés l'un contre l'autre, les yeux brillants qui continuent de se parler, tous deux essouflés... Chacun sent le souffle de l'autre venir s'échouer et tourbillonner autour de leur bouche.
Ce dessert... Y gouter une deuxième fois pour s'assurer du parfum que l'on pensait avoir ressenti? Doucement les lèvres se rapprochent, s'attirent... Un sourire semblant demander "Je peux?"... puis...
Non... trop facile que cette victoire-surprise! Les bras de la jeune femme qui s'étaient vu acculés entre les deux corps resserrent leur poigne sur les gardes des deux lames. Un luisant particulier traverse les yeux noisette de la louve avant qu'elle ne repousse le duc qui avait vu arrivé la réaction et récupère rapidement son équilibre avant de devoir parer la guerrière qui revient à l'assaut.
Un peu trop facile, messire!
Ton moqueur mais épicé du plaisir découvert. Mel oblige Llyr à reculer maintenant. Ne disposant plus que de sa rapière, le duc est maintenant sur la défensive par rapport la charge des deux lames de la louve. Mais alors qu'il allait se retrouver bientot dos au mur, Mel détourne volontairement le regard et, d'un mouvement net et rapide, fait sauter la dague qu'elle tenait pour l'agripper par la pointe et l'envoyer se planter dans le bois à quelques centimètres de celle de LLyr.
Ne réfléchissant pas plus, l'homme profite du bref répis pour se fendre et toucher la belle... qui (obtenant la réaction recherchée) se décale légèrement pour le laisser dans le vide. Sans qu'il ne puisse briser l'élan, Mel saisit le poignet tendu et le tire vers elle pour à son tour étreindre le duc et l'embrasser. Le contact des corps est amorti, celui des lèvres un peu plus gourmand. La main de la louve relache légèrement sa prise sur le poignet masculin, l'autre bras qui tenait toujours la rapière enlace et caresse le dos nu musclé et transpirant... (le contact de l'acier de la garde imposant d'ailleurs une sensation vive de froid^^).
Le baiser se terminant du bout des lèvres, les yeux de la jeune femme se réouvrent doucement pour s'adresser à leurs homologues gris métallique. Un sourire ravi précède de peu quelques mots presque murmurés:
Voici victoire que tu n'auras pas obtenu par la surprise. |
| LLyr a écrit: | [Jardin d'Hiver]
Sueurs du combat Sensation de Froid Sensations de Douceur Un leger flottement de bonheur
Yeux dans les Yeux Odeur et gout de Cannelle Voila tout ce qu'il veut Ce petit moment de bonheur Eternel
Revenir sur Terre Enlacés, ne plus croiser le fer Envie de durée Que ce moment soit éternité
J'aime le froid *sourrire* Mais à choisir je prefere tes mains Ainsi tu choisis un autre type de combat ? Il est vrai que le corps à corps est séduisant
Charmant et très tentant...
*scenes d'embrassades dont l'auteur taira le détails pour ne pas gener et heurter un public jeune et pur (huhu)* |
| Petitangelot a écrit: | [Jardin d'Hiver]
| LLyr a écrit: | J'aime le froid *sourire* Mais à choisir je prefere tes mains Ainsi tu choisis un autre type de combat ? Il est vrai que le corps à corps est séduisant
Charmant et très tentant... |
S'ouvrant doucement, la main laisse tomber la rapière. Le bruit du métal sur le parquet contraste avec la douceur des doigts qui s'étalent sur le dos nu. Les reins qui se cambrent pour accentuer encore le contact. Plus d'un indice trahit le désir grandissant. Sourires complices, iris pétillants, lèvres qui s'appèlent... Plus aucun mot, juste des signes. Les nez se rapprochent. Les yeux dévorent du regard la bouche entouverte qui s'approche avant qu'une inspiration profonde n'accompagne le rendez-vous des deux enivrés.
Les bras maintenant enlacés autour des épaules du cygne, la louve se dresse sur la pointe des pieds pour profiter au mieux du délicieux moment. Sentant la demoiselle pendue à son coup, l'homme passe ses mains autour des hanches féminines et, d'un effort aisé et envieux, les porte à lui. Délicieusement soulevée, la jeune femme referme les jambes autour de sa taille pour se voir emportée par le maître des lieux. La porte du jardin d'hiver s'ouvre. Seuls les murs protecteurs de l'imposante batisse peuvent voir passer dans le couloir le couple d'amants. La porte du donjon se referme derrière eux et ne laisse s'échapper que murmures, rires complices et soupirs extatiques... |
_________________ Avatar(c)(t)(r) 2006- Fay'Raya |
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